Perdus/Trouvés, Anthologie de littérature oubliée.
Livres en papier
:: Cyrille :: vendredi 23 mai 2008 à 10:39 ::
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Lorsque les éditions de Monsieur Toussaint Louverture publient un livre, ça n'est pas de la gnognotte.
Imaginez ce que ça peut être lorsque Benoît Virot des éditions Attila est invité à la direction de l'entreprise.
Et oui, c'est encore moins de la gnognotte.
Je dirais même, c'est un truc couillu pour adultes consentants.
Il ne vous reste plus qu'à demander l'autorisation à votre instance supérieure, qu'elle soit centrifuge ou centripète, et à parcourir ce qui va suivre avec une attention soutenue.
Perdus/trouvés coûte 25 euros, contient 544 pages, et pèse approximativement 1000 grammes, ce qui est très proche du kilogramme.




Qu'en est-il de ces six derniers mois ? Des pages ont été tournées, certaines lentement, d'autres précipitamment. Les sorties inondent les tables des librairies inquiètes car les chiffres d'affaire stagnent. C'est sans compter sur la déferlante de la trilogie Milenium, dont je vous parlais il y a presque deux ans maintenant. Sans compter, c'est ainsi que les lecteurs lisent. Ce billet se fera sur des impressions, plutôt que de vous raconter les tenants et les aboutissants. Du neuf, du vieux, du poussiéreux et du brillant ...
Il y a dans l'art de la quatrième de couverture quelque chose d'assez fascinant. Nous y sommes, l'art de la synthèse, du publicitaire accrocheur métamorphosé en art non assumé. J'ai demandé à Jojo la loupiote d'aller faire sa petite affaire, à savoir de mener l'enquête. Etant l'ami de ceux qui savent, les universitaires, les "pions" comme les appelait Maupassant, Jojo est allé vous chercher les perles de cet art. Attention, aucun de ces livres n'a été publié sous le nom qui les accompagne. Au dernier moment, l'éditeur a choisi d'en changer. Néanmoins, ils ont existé, de façon éphémère. Airmole a décidé de les faire revenir à la vie, pour une éternité savoureuse.
« Romi devrait être à l’Académie française tout simplement parce que c’est un des historiens les plus sérieux de notre temps et qu’il écrit magnifiquement bien.
Comme Térence, rien de ce qui est humain ne lui est étranger. Il cherche, il fouille les bibliothèques, les documents, il interroge, il arpente les rues de Paris et il trouve toujours le biais pour nous faire découvrir l’insaisissable, l’ineffable, l’incroyable mais toujours vrai…le saugrenu, le fantastique, le rare… » Alphonse Boudard
Une belle rencontre ce matin.
Le petit phénomène du moment en librairie se nomme Comment parler des livres que l'on n'a pas lu, de monsieur Bayard, aux éditions de Minuit. Phénomène car il se vend très bien pour un essai littéraire. Néanmoins, il est à déplorer l'absence totale de ce personnage des plus intéressants, le libraire, dans le livre. On y parle bien de bibliothécaire têtu, de poète cynique, de professeur étourdi, mais point de libraire. Il est pourtant, et c'est une grossière erreur de ne pas l'avoir remarqué de la part de monsieur Bayard, une attitude libraire qui est dans le phénomène du "parler de ce que l'on n'a pas lu". Ici, à Airmole, nous corrigeons ce genre d'erreurs.
Lorsque je commence à écrire cet article, je n'en suis qu'aux cent premières pages du monument. En effet ce livre, car c'est bel et bien un livre, contient gracieusement ses 686 pages, jusqu'à la table des matières. Comme vous l'avez saisi, il est ici question de l'après-punk. Naissant des restes d'une énergie mort-née, car jamais le punk anglais ne sut se réinventer, tout englué de ses codes qu'il pensait alors transgresser, le post-punk est né de cette envie de rompre radicalement avec le rock. Il faut remettre le contexte en place. La première moitié des années 70 a vu l'apogée de la musique prog, heavy, glam, des pattes d'éléphants, des cheveux longs et des grosses moustaches.
On me le dit et on me le répète souvent : Celine, Louis-Ferdinand de son prénom, est un grand écrivain, qui révolutionna la littérature du XXème siècle comme Ulysse de Joyce. J'entend encore le "quoi ? Tu n'as jamais lu le Voyage au bout de la nuit ? Il faut le lire !" Ce à quoi je répond : "je ne lis pas Celine, et je ne lirai pas Celine". Pourquoi cet entêtement ? Je m'en vais ici tenter de vous expliquer ma démarche.
Chistopher Moore a publié ce polar en 1999, et on le remercie parce que franchement, il n'y en a pas beaucoup des bouquins comme ça ! Nous allons pouvoir rajouter ce monsieur à la liste des écrivains un peu fous, avec Richard Brautigan, Boris Vian, Franz Bartelt, Tristan Egolf, ... Hé hé, un de plus, ça fait pas de mal. 



