ciné speed (13) : Capitaine Sky et le monde de demain (2004), un premier film de Kerry Conran.
Par Cyrille :: mardi 13 mai 2008 à 00:41 :: Cinéma & pacotilles :: #750 ::

Sorti en salles françaises en mars 2005, ce film n'a pas eu l'honneur d'être chroniqué sur l'Airmole. Pourtant, un certain Totoro m'en avait dit le plus grand bien.
Il fallut donc que je passe à l'acte, avec un visionnage en fin d'après-midi de jour férié. Les conditions sont presque idéales, le DVD entre dans sa mangeoire et se fait avaler. Le choix des langues se fait en un tour de main, et l'aventure peut commencer.
Kerry Conran est un homme étonnant. Après avoir passé deux ans à paufiner son court-métrage sur les aventures d'un héros rétro-futuriste, le capitaine Sky, il décide de tenter l'aventure et frappe à quelques portes. Son projet peut sembler faramineux car les moyens pour mettre en scène correctement ce genre d'histoire, mêlant l'aventure à la façon d'Indiana Jones à la science-fiction de la première moitié de siècle façon H. G. Wells, sont colossaux. Mais l'homme a une idée derrière la tête. Déjà, son court-métrage utilisant des figurants entouré d'images synthétiques est assez bluffant. A la manière de Guy Maddin, il aime donner à l'image ce grain suranné qui le rend si poétique. Quant à la réalisation, elle utilise le savoir-faire des films noirs d' il y a plus de cinquante ans.
C'est donc cette idée-là, tourner les séquences sur fond bleu, puis dessiner les décors et actions sur ordinateur, qui sera utilisé. Le budget est donc assez réduit et permet au réalisateur de faire son premier film dans de bonnes conditions.


Capitaine Sky (Jude Law) est un héros archétypal, chevauchant son avion comme un cowboy son canasson. Il a la mimique facile, mais sait rester sobre, un peu trop parfois. Comme dans tout bon film d'aventure, il y a un méchant, ici incarné par un nom qui traverse l'histoire, Le maléfique Dr Totenkopf. A ses côtés, la journaliste Polly Perkins et le culotté Dex vont aider à sauver le monde.


Le danger se présente sous la forme d'invasions robotiques spectaculaires, sur la terre, le ciel, la mer. Chaque robot a été dessiné avec un amour certain des vieilleries comics de science-fiction, et c'est un régal pour les yeux. Et de l'amour il y en a dans ce film, l'amour du cinéma avant tout. Chaque plan est chiadé, d'une beauté parfois éblouissante, notamment lorsqu'il fait directement référence au polar noir. On ose à peine imaginer les milliers d'heures passées à dessiner tous ces engins. De la même façon, la ville de New-York façon début de siècle est saisissante de beauté, presque art-nouveau.


Le reproche que l'on pourra faire à ce film n'en est pas vraiment un : trop de générosité peut parfois agacer, mais personnellement je ne vais pas m'en plaindre. Humour, amour, robots, aventure, dinosaures, explosions, coup de poings et rayons lazer, le programme ne vous semble pas alléchant ?
Ah oui, la note : 4,5 / 6









Commentaires
1. Le lundi 12 mai 2008 à 23:45, par Shystrak (1/2)
2. Le mardi 13 mai 2008 à 01:20, par totoro
3. Le mardi 13 mai 2008 à 07:17, par wade wilson
4. Le mardi 13 mai 2008 à 11:10, par totoro
5. Le mardi 13 mai 2008 à 14:28, par cyr
6. Le jeudi 15 mai 2008 à 00:54, par totoro
7. Le jeudi 15 mai 2008 à 08:21, par Jean-Baptiste
8. Le jeudi 15 mai 2008 à 09:48, par cyrille
9. Le vendredi 16 mai 2008 à 17:10, par samuel
10. Le vendredi 16 mai 2008 à 18:02, par cyrille
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