- La guerre du feu (1981, J.J. Annaud) : vous vous dites, "putain ça commence fort". Et je vous comprends. En effet, ce film a pour moi valeur de culte, en ce sens où mon expérience des images en a été à jamais transformée. Quand je l'ai vu, je devais avoir dans les 8 ans, et ça m'a foutu les boules. Cette scène où un type bizarre est accroupi devant un feu, avec une silhouette derrière lui, accroché entre deux arbres, dont il manque un bras, ce bras même que l'homme accroupi est en train de rogner ... Je n'ai jamais revu le film, et je ne veux pas le revoir !

- Répulsion (1966, R. Polanski) : alors le coup du type qui sort de derrière l'armoire, moi je dis, plus jamais ! J'ai pris la scène comme un viol, le viol d'une intimité souillée, horrible, pire qu'un homme planqué sous le lit ...

- Kaïro (2000, K. Kurosawa) : quand la disparition, la mort, la perte est représentée par une tache sur un mur, c'est très éprouvant pour les nerfs. Et puis ce passage où sur l'écran d'un ordinateur, un personnage se voit dans l'écran, en train de regarder l'écran ... Y a-t-il quelqu'un derrière la porte entrebaîllée ??!! Argh, les portes entrebaîllées ...

- Le petit lieutenant (2005, X. Beauvois ) : je ne vais vous raconter l'histoire, mais il y a au milieu du film un évènement, à l'arme blanche, que j'ai trouvé d'un réalisme si saisissant que j'ai senti la lame trancher dans mon propre corps. Je ne m'y attendais pas du tout, et le personnage non plus. L'impuissance face à la violence, à la mort qui s'approche, est toute entière dans cette scène. Dur dur.

- Salo ou les 120 journées de Sodome (1976, P. P. Pasolini) : mis à part le fait indéniable que le film est assez éprouvant en lui-même, il y a à la fin une scène particulièrement dérangeante. Un homme est malmené dans une cour, et l'on voit la scène de torture de l'intérieur de la demeure, par une fenêtre ... Détaché, dérangé, ...

- La chèvre (1981, F. Veber) : c'est ça, marrez-vous ! Mais quand je l'ai vu pour la première fois, j'étais pas très grand, et il y a une scène que j'ai trouvée particulièrement malsaine. Lorsque Perrin (Pierre Richard) se retrouve dans une chambre d'hôpital, il y a à côté de lui un homme qui pousse des hurlements. Je ne me souviens plus pour quelle raison il pousse ces cris d'horreur, une histoire de fumée, de grand brûlé, mais ce qui est sûr, c'est que ces cris n'étaient pas comiques, loin de là ...

Désolé, j'en trouve pas d'autres, mais je suis sûr que vous allez en trouver pleins ...