Je ne sais pas pourquoi mais Darry Cowl a toujours inspiré chez moi un grand respect. Sa discrétion, son culot, son humour, je ne sais pas, mais plus que d'autres qui ont aussi traîné leurs pattes dans les nanars franchouillards des plages, Darry Cowl était un "Hulot" (avec ce plus sur la langue et cette démarche inoubliable) dans le lot.



La dernière fois qu'on s'est vu, c'était lors de la vision des "Pissenlits par la racine" de Georges Lautner avec Mireille Darc et Louis De Funès, et dans ce film mi-fade mi-risible, les apparitions de Darry se faisaient attendre et éclipsaient la moustache de De Funès.
Comme quoi le faux sous-jeu de Darry Cowl a toujours gagné face aux grimaces des autres, mais dans l'ombre uniquement.
Darry Cowl était joueur (comme Omar Sharif) et aussi musicien (il composait et a fait partie de la troupe d'Eddie Barclay, une référence)... Il est décédé ce matin, il venait d'avoir 80 ans et de gagner un césar (pour "Pas sur la Bouche" de Resnais)... soit un départ inattendu mais en beauté !

Après André Pousse, c'est encore une époque du cinéma qui s'en va avec un gentleman.

Tchao Darry...

PS : J'me rappelle de lui dans un western spaghetti période comique, un grand navet qui ne tenait que par lui, car juste de le voir en cow-boy avait retenu mon sommeil pendant 20 minutes...