La plupart des parodies des films de genre ne marchent souvent qu'a moitié, quelques bons gags ici et là mais rarement la sauce ne tient sur 1h30 et là Oh miracle à la manière des fantastiques OSS 117, "Black Dynamite" dynamite tout avec un sens du gag surréaliste détonnant.

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Ce miracle est en grande partie rendu possible grâce à la présence grandiloquente de charisme de l'énôrme Michael Jai White, qui réussit à croiser Jim Brown, Jim Kelly et Fred Williamson en un seul homme. Quand on sait que l'acteur est à la base du projet au point qu'il a écrit l'histoire avec le réalisateur, ça remet pas mal en perspective les qualités de cet acteur que l'on croyait cantonné au rôle de gros bourrin dans les films de bourrin. Ce gars a du style, du recul et un humour du tonnerre. "Black Dynamite" vous l'aurez compris est un hommage à la blaxploitation la pure et dure, celle qui dénonce et qui se venge...le white power en prend donc pour son grade avec le moins de politiquement correct possible.

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Au niveau de la facture filmique, Scott Sanders a fait un sacré boulot, l'image est plus grindhouse que le Grindhouse de Tarantino et Rodriguez et le découpage singe avec magie celui des fleurons du genre, "Black Belt Jones" de Robert Clouse en tête. Comme la logique le veut la bande son de "Black Dynamite" pète le feu, avec un tel soucis du détail que la musique originale de Adrian Younge (et la voix des chanteurs) semble avoir pris un tunnel spatiotemporel tant elle sonne comme une BO de l'époque, entre Johnny Pate et Curtis Mayfield. Autour d'elle la crême de chez De Wolfe Music, le fameux label d'illustration musicale européen qui en son temps (des années 60 à 80) à garni bon nombre de BO de série TV anglaise et de films de la Shaw Brothers, pour citer quelques noms : Brian Bennett, Alan Tew, Nino Nardini, Johnny Pearson ou Alan Hawkshaw.
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"Black Dynamite" est aussi furieusement 70's qu'il est furieusement drôle, je pourrais résumer le pouvoir de ce film en disant qu'il mêle aussi bien le sens du gag qu'un Chuck Norris en VF, qu'il est aussi funky que "Shaft", aussi sexy qu'un "Foxy Brown"; aussi viril que "Black Caesar" et qu'il a le sens du rythme d'un "Starsky & Hutch". Et bon un film qui fait hurler "Dynamite" de Sir Charles Hughes à chaque fois que son héros passe une porte ne peut que être CULTE FOREVER !

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Le trailer :