Tout d'abord élément de qualité important, tout film dans lequel les mots "quiche lorraine" sont prononcés, trouve immédiatement une place dans mon coeur, dans "OSS 117 : Rio ne réponds plus", Hubert Bonisseur de la Bath les prononce 2 fois à quelques secondes intervalle, précédant avec bonheur un des plus grand moment du film : la séquence des Hippies !
Et oui, car ce nouvel opus d'OSS 117 s'intéresse cette fois ci aux années 60, l'année 67 exactement...

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Petit résumé : "Douze ans après Le Caire, OSS 117 est de retour pour une nouvelle mission à l'autre bout du monde. Lancé sur les traces d'un microfilm compromettant pour l'Etat français, le plus célèbre de nos agents va devoir faire équipe avec la plus séduisante des lieutenants-colonels du Mossad pour capturer un nazi maître chanteur. Des plages ensoleillées de Rio aux luxuriantes forêts amazoniennes, des plus profondes grottes secrètes au sommet du Christ du Corcovado, c'est une nouvelle aventure qui commence. Quel que soit le danger, quel que soit l'enjeu, on peut toujours compter sur Hubert Bonisseur de la Bath pour s'en sortir..."

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Des nazis, des chinois, des bikinis, un crocodile, du brazil, du gore, des hippies, des juifs du Mossad, de la bossa nova et Hubert Bonisseur de la Bath, le cocktail est assez détonnant, encore faut-t-il que le ton soit juste pour que la mayonnaise prenne. Alors que le premier volet atteignait avec grâce un taux de réussite Mayo filmique de 80 %, ce deuxième volet garde le cap sans non plus tout révolutionner et atteint sans peine les 82 %.
Grâce à un Jean Dujardin impérial, qui sous influence Sean Connery / Paul Newman, jongle royalement entre classe et beauferie pathétique jusqu'à en devenir presque touchant.
Faut dire que cette fois ci OSS 117 en prend plein la tronche, tout confort dans les années 50, il peine à trouver sa place dans le tableau des années 60, sa sexualité s'en retrouvant toute bouleversé.

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Revers de médaille par contre, face à l'abattage de Dujardin, le reste du casting a du mal à être au niveau, Louise Monot s'en sort tout juste sans vraiment convaincre, Rüdiger Vogler en méchant nazi n'égale pas Richard Sammel, le méchant nazi du premier volet, les seuls à vraiment marquer les esprits sont Pierre Bellemare en patron d'OSS 117 et Ken Samuels dans le rôle du pote de la CIA.
Autre petit élément qui fait que le film marque moins que le premier : l'effet de surprise n'est plus là, du coup l'exigence face à cette suite est plus forte, laissant un petite traçe de déception dans l'euphorie post-film.

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Mais bon c'est faire un peu la fine de bouche, car autant dans la mise en scène que dans l'irrevérence (les blagues Juifs versus Nazi sont à se damner), ce deuxième volet va plus loin. Michel Hazanavicius s'amuse avec brio à rendre hommage au style 60's en usant d'une mise en image pop à souhait, comme ces multiples spit screen tout droit sorti de "L'affaire Thomas Crown" de Norman Jewison, ou une séquence de vertige renvoyant directement à "Vertigo" d'Hitchcock et bien évidemment nombres de séquences rendent hommage aux James Bond 60's, avec une préférence pour "On ne vit que deux fois", le plus dingo de tous (écrit par Roal Dahl)....malgré tout celui qui se profile derrière ces Bonderies, c'est le grand Flint même si OSS 117 n'use pas encore du fantastique et de la technologie comme le meilleur des agents secrets, n'empêche que l'esprit Flint est là, la BO du film en témoigne dans les hautes sphères, Ludovic Bource aidé par les tubes bossa de Syd Dale fait mouche à chaque apparition.

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Concluons !

"OSS 117 : Rio ne réponds plus" est bien le sauveur de l'année comédie française en plus d'être le digne successeur de "Seinfeld" ou "Rien que pour vos cheveux" dans l'humour juif qui ne se regarde pas le nombril (cf Gad Elmaleh)....vivement la suite....y'aura-t-il des femmes robots dans le prochain On l'espère !

Note : 4.75/ 6

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