Évidemment il faut du courage pour braver le métro de la station Étoile, sa sortie apocalyptique où des gros tas de touristes bloquent le passage car zombifiés par un gars faisait du breakdance sur fond de "Danube bleu" remixé hip hop. Depuis qu'il fait beau et que l'horreur revient avec force sur les écrans malgré une distribution toujours aussi minable (3-4 salles Paris en moyenne), j'ai donc pu voir quelques bons films là bas dans un environnement confortable et de qualité technique optimale. Allez passons aux films...

"La dernière maison sur la gauche" de Dennis Iliadis (2009)***1/2
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En salles depuis le 22 avril.

Malgré un accueil critique assez unanimement positif et l'aura culte de l'original, "Le dernière maison sur la gauche" nouvelle version n'est accueillie que dans peu de salle de la capitale, rien de bien surprenant par les temps qui courent où le gouffre entre production et distribution n'a jamais été aussi élevé.
Enfin bon ne couinons pas indéfiniment car le film de Dennis IIiadis vaut le détour, relecture post-moderne du rape and vengeance de Wes Craven, a l'instar d'Alexandre Aja avec "La colline à des yeux", le jeune réalisateur grec écrase sans problème l'original, même au niveau du casting des bad guys ce qui n'était pas gagné d'avance.
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Formellement impeccable, "La dernière maison sur la gauche" 2009, est un des tout meilleur film de ce genre vu depuis longtemps, il n'empêche que malgré ses qualités, le film laisse une impression d'acte manqué surtout de son dernier tiers, comme si le film arrivait un peu trop tard, d'autres sont passé par ce type de sujet choc ces dernières années en apportant une valeur ajoutée qui manque cruellement au film d'Illiadis. Même si comparativement au film de Craven, Illiadis a apporté une maturité supplémentaire aux personnages, les rendant plus humain (le personnage du jeune Justin est une vrai réussite), l'humour foireux est donc absent mais là où un film comme Eden Lake transcendait le rape and vengeance par une intégration sociale de son sujet "la dernière maison sur la gauche" reste dans les codes balisés du genre. On attend quand même le prochain effort d'Iliadis qui hors commande devrait faire éclater complètement son potentiel !

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"Meurtres de la st valentin 3D" de Patrick Lussier (2009) ***
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En salles depuis le 28 avril.

Et oui encore un remake, cette fois du sympathique "My Bloody Valentine" de George Mihalka datant de 1981 où un mineur pas content affublé d'un masque et de son casque-torche bien typique massacrait une bande de jeunes à coup de pioche.
Slasher mineur de cette époque phare, "My bloody Valentine" contenant quand même quelques bonnes idées et une ambiance bien particulière dû principalement au look de son boogeyman et au décor plus que cinégénique des mines. Bref Hollywood n'allait pas oublier de remaker la chose. Avec Patrick Lussier (Dracula 2000, La voix des morts 2) aux commandes, ça sentait le coup de grisou même si l'argument 3D aguichait quand même mes papilles. Puis vint l'affiche plus que convaincante qui finit de me convaincre d'aller y jeter un coup d'œil.

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Et bien bonne pioche que ce "Meurtres a la st valentin 3d" qui remet avec modestie le slasher fun et gore très 80's au gout du jour et autant vous le dire qu'avec ce procédé 3D hyper sympa qui fout pas mal au crane, le spectacle pop corn est au rendez vous. Ca charcle bien, c'est bien joué, joli casting de vieilles gueules étoffant les premiers rôles djeuns presque tous bons (surtout le charismatique Jensen Ackles), c'est bien gratos niveau seins nus lors d'une séquence déjà culte et la mise en scène carrée et efficace de Patrick Lussier ne surfe pas sur la vague des Saw et cie niveau montage histérico couillon. Si le final n'avait pas été aussi nul, le film de Lussier aurait pu se hisser au niveau des slashers de Jaimie Blank (Urban Legend, Valentine). Mais bon tous ceux qui veulent s'éclater pendant 1h30 en 3D allez voir cette bonne série B !

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"Mutants" de David Morley (2009) **
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En salles depuis le 6 mai

Raaahhh qu'on aurait bien aimé l'aimer ce film là. Comme quoi trop attendre d'un film avant de rentrer dans la salle peu encore plus sceller la déception à la sortie. Encensé par Mad Movies ces derniers, certaines accroches et bons mots ne pouvait qu'attisé ma curiosité dans le bon sens., comme la phrase présente sur l'affiche "Un mélange de 28 jours plus tard et La mouche. Une réussite rare et fulgurante" Mad Movies. Damned c'est du lourd, pour ne rien vous cacher on retrouve dans "Mutants" plus qu'un peu des deux références, l'histoire d'amour magnifié et torturé par la mutation (la mouche) et les infectés qui courent vite sur fond de fin du monde (28 jours plus tard). On ne peut que partager l'allégence de David Morley pour ces deux films par contre on espérait que son film allait réussir à trouver sa propre voie entre ces deux mastodontes. Malheureusement après un premier quart d'heure prometteur (malgré le jeu cata d'une des actrices) le film bascule très vite dans la maladresse dès que Francis Renaud et Hélène de Fougerolles (très bons tous les deux) s'enferment dans la grosse usine.

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Les efforts de mise en scène et les décors enneigés maintiennent l'intérêt jusqu'au final même si on a du mal à mettre le ratage de certaines séquences sur le dos du manque de budget (cf la mort du mutant final). En premier lieu ce qui foire c'est le manque d'homogénéité du casting, par un seul des seconds rôles n'échappe au ridicule. Le bad guy de l'histoire (Nicolas Briançon) est un sacré miscasting...et comme dirais l'autre pour réussir un film, il faut réussir le méchant. On me rétorquera que le vrai méchant du film c'est le mutant Francis Renaud au maquillage très réussi....je répondrais qu'il aurait fallu le sortir de sa cage plus tôt pour que sa réapparition dans la bagarre fonctionne vraiment. Au milieu de tout ça, la bande son épatante au début peine aussi à convaincre ensuite à force de pillé le répertoire John Carpenter / John Murphy à outrance.
Ça fait mal au cul de le dire mais encore une série B d'horreur à la française qui loupe le coche, même si cette fois ci c"était pas faute de bonnes intentions et de bonnes références...On souhaite quand même le meilleur pour la suite à David Morley qui a tout du copain de cinéma !

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