L'attachée de presse avait imposé un embargo jusqu'au 17, et depuis j'ai oublié de vous écrire ce billet. Mais à ma faute vient certainement s'ajouter celle du film, guère mémorable. A ceux qui en douteraient, je précise que j'attendais ce Bay. A côté de ses précédentes bouses patriotiques et pyromanes, le premier m'avait agréablement surpris, il était plutôt fun et bluffant. Bref je m'étais marré et je n'allais donc pas bouder mon plaisir sachant que ce grand malade qu'est Bay avait promis qu'on n'avait encore rien vu. Certes. Mais il y a plusieurs problèmes de taille : le film est très, trop long, souffre d'un gros problème de rythme. Bref too much doesn't mean better.

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L'humour n'est plus vraiment là. Bay tente de combler la perte de l'innocence de LaBeouf, qui faisait rire à force d'être dépassé dans le premier, par un sidekick latino pas terrible. Megan Fox sue toujours, cambre de la croupe, et est carrément devenue muette. Jamais premier rôle féminin n'a eu aussi peu de mot hormis Foster dans Nell (mais je crois que c'était voulu, non ?). Seul Turturro sauve le registre humour mais arrive très tard dans le film. L'action, maintenant. L'ouverture donne espoir, en nocturne et urbaine. Plutôt bien branlée, mais surtout on constate que la lisibilité des séquences de fight à été améliorée. Bay a fait un effort qu'il faut lui reconnaître. Mais LA séquence de ouf, le morceau de bravoure du film est dans la forêt, où Shia court entre les arbres pour éviter les assauts de Decepticons, quasiment tous dézingués par Optimus Prime. La scène est dense, hallucinante et encore une fois limpide à la compréhension des yeux.

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Ensuite ça va de mal en pis. La dernière séquence en Egypte (30 min environ) est aussi impressionnante qu'interminable, voire lassante. Plus le Devastator grossit, plus on s'en fout. Son effritage de Gizeh illustre l'overdose qui nous saisit. Il y a 46 robots dans ce volet contre une petite dizaine dans le premier, une surenchère qui banalise terriblement l'instant. Le film perd même en identité dans la séquence de la fac, où Shia se fait poursuivre par une femme robot. Une incongruité grossière quelque part entre la blondasse de Terminator 3 et la Mutante. Pas du meilleur goût. Bay a voulu tellement en mettre plein la gueule, lui qui ne croyait pas tellement à la réussite de son premier volet, que ça déborde de partout. Y'en a pour le pognon à l'écran, mais voilà on s'en tamponne. C'est bête à dire peut-être mais sans citer Daft Punk, le premier Transformers reste meilleur car il était encore humain, après tout.