Grindhouse #1 : Les derniers jours des Bâtards
Par Zéb le mardi 1 septembre 2009, 17:15 - Cinéma et pacotilles - Lien permanent

"Les Derniers jours du monde" de Jean-Marie et Arnaud Larrieu (2009)
VS
"Inglourious Basterd" de Quentin Tarantino (2009)
En salles depuis le 19 août.
Les meilleurs intention ne font décidément pas les meilleurs films, tout comme les blagues les plus courtes sont souvent les meilleurs. A ce petit jeu, les Larrieux Bros réinventent le nanar de luxe intello étiré à l'extrême sur 2 heures.
« - hey Jean-Marie, ça tombe quand les fêtes de Pampelune cette année ?
- Je ne sais pas Arnaud, début juillet je crois...
- Viens on y va, on filme un peu et on fait la fête. Allez Jean-Marie !
- Mais on doit mener notre récit à Paris en partant de Biarritz, c'est pas logique Arnaud.
- On s'en fout, je veux aller à Pamplune ! »
Film carte postale toutefois bien photographié (Thierry Arbogast), l'errance apocalyptique de Mathieu Robinson Amalric en tintin dépressif obsédé sexuel avait tout pour plaire en sachant bien que l'on allait pas assister à un film catastrophe hollywoodien avec porte avion sur tombant sur l'Élysée (ouéééé 2012), raz de marée géant et tour eiffel se désintégrant (ouééééé GI Joe). Non bien sur, on attend plus une réflexion critique et ironique sur la fin de notre monde où la seule envie est de s'envoyer en l'air une dernière fois.
« - hey Arnaud, il paraît que notre super film va sortir pendant la crise manipulatrice de la grippe A, c'est quand même sympa pour la promo !
- C'est vrai Jean-Marie, espérons une bonne menace d'attaque nucléaire, ça sera pour la sortie du dvd »
Bon en gros, les fréros votre film il est relou, ne raconte ni ne montre pas grand chose, mis à part la bite à Sergi Lopez, le très joli corps de Clotilde Helme (si seulement vous aviez pu être aussi inspiré sur tout le film que sur la partie traitant trop rapidement son personnage, j'aurais pu finir ma première critique !) et un hibou rigolo. Par décence, je n'évoquerais pas Catherine Frot, parfaite dans son rôle de bourgeoise frustrée, mal baisée à la gorge enfin tranchée.
« - hey Jean-Marie, il est où le best of de Léo Férré que tu m'as offert pour mon anniv' ? Jme suis dit que ça serait sympa de mettre des morceaux dans le film, ça plairait à Télérama.
- Dans ton style (note du traducteur : ou slip ?) Arnaud ! »

Mea cool pas, où comment je me suis réconcilié avec un vieux pote...
Je retire tout se que j'ai pu dire, tout se que je n'ai pas écrit et tout le mal que j'ai pensé ces dernières années de ton cinéma.
Il aura donc fallu, un peu moins de 3 heures, quelques bonnes discussions autour d'une table et un peu de sang pour retrouver la coolitude que m'avaient procuré nos premières rencontres.
Après avoir passé 10 ans à trop forcer le culte, la référence à tout pris jusqu'à l'auto référence des derniers temps, tu as enfin retrouvé la seule qui compte vraiment c'est à dire le cinéma lui même.
Oublié les infidélités avec une mariée en jaune et les grosses voitures qui font du bruit pour pas grand chose. Film de bâtard et film bâtard, cela pourrait bien être ton chef d'œuvre, accouché dans l'urgence, écrit à la va vite et monté avec les pieds (haaa même ton vieux fétichisme refait plaisir à voir). Il n'y a pas longtemps tu me disais par rapport à ceux qui te taxer de révisionnisme crétin vis à vis de la grande histoire que c'était comme si on reprochait le grand Georges de mentir sur la conquête spatiale quand il faisait sa guerre dans les étoiles. Cela aurait du me mettre la puce à l'oreille et pourtant j'ai encore douté de ta bonne fois. Je voulais ton scalp et tu m'as bien eu. Merci à Hans, Aldo, Shosanna, Donnie, Fraulhein Von Hammersmark, King Kong, Frederick, Stiglitz, Jospeh et Adolf, tous ses nouveaux personnages au panthéon d'un cinéma que je n'espérais plus voir de la part mon ex nouveau vieux pote Quentin.
Commentaires
Ô vent de fraîcheur, tu n'arriveras pas à m'emporter jusqu'au Tare-en-tino !
Alors ça claque le Tarantino, hein?
Et les lesbian vampires killers elles en pensent quoi !!!!
Jolis tes découpages, au fait.