ERRANCE DU CINEPHILE : THE LIST de la rentrée. (1)
Par Shystrak(1/2) le lundi 28 septembre 2009, 16:44 - Cinéma et pacotilles - Lien permanent

Hello les amis, ça fait longtemps hein ?! On me dit presque 5 mois…ouchh !!! Je pourrai vous dire que j'ai passé tout ce temps en prison pour avoir envoyé des colis piégés à la sardine à tous les pro-hadopi 2 mais ça serait torde la vérité, voir la nier totalement dans son péché le plus profond car il est de taille le bougre. J'ai passé ces 5 mois à mater des films comme un rat de cinémathèque misanthrope et myope, sans j'aimais prendre le temps d'en parler sur la bien aimée mole aka Airmole-blog. La visite d'un couple de témoins de Jéhovah cet après midi a été le signe ultime, je dois donc me racheter pour éviter que les dieux du cinéma m'envoient leurs pires sbires encore et encore. Voici donc THE LIST, première partie, des films que j'ai vu récemment et dispo depuis peu en DVD…et par ordre alphabétique s'il vous plait.
BERCEAU (LE) de Tim Brown (2007) – CAN - *
Genre : Épouvante - Narcolepsie. - En DVD depuis le 19 août.
Avec Lukas Haas et deux actrices pas très bonnes.
Long, chiant pas intéressant, vu mille fois ailleurs en mieux filmé et mieux joué, je soupçonne Wade Wilson d'avoir usé de substance pas catholique lorsqu'il a vu ce film y'a deux ans et pondu un billet dessus en osant le comparer au chef d'œuvre de Brad Anderson, "Session 9".
Wade, je te pardonne, qui n'a jamais fauté après avoir fumé trop de gros joints ?
A moins que tu ne sois un fan Hardcore de Lukas Haas, ce qui expliquerait tout !
ENQUETE ( L') de Tom Tykwer (2009) - USA/ALL/UK - ****1/2
Genre : Thriller de complot - En DVD depuis 9 Septembre.
Avec Clive Owen et Naomi Watts
Sorti dans la quasi indifférence avant l’été, "the international" en VO est un sacré bon thriller de complot comme on en a pas vu depuis longtemps. Mais étrangement le film s’est vraiment révéler à moi lors de la vision en dvd, avec mon cul posé sur mon canap. En salles, dans l’attente de voir un Bourne bis, j’avais eu du mal à rentrer dans un film intrinsèquement déceptif par son sujet, c'est à dire la lutte d’un agent d’Interpol contre une des plus grosse banque mondiale soupçonnée de meurtre et de trafiques divers. David contre Goliath en somme. Bref , la deuxième vision m'a permis de voir l’intelligence du film, similaire dans l'esprit à celle des grands films de complots de années 70 comme "Les 3 jours du condor ", "A cause d'un assassinat" ou "Mille milliard de dollars", qui ne croient pas que l'homme est plus fort que la machine implacable de l'argent et du pouvoir, et si on arrive à couper une tête, une autre repousse juste après.
Discrètement "The international" est de cette trempe là, comme sa mise en scène, elle aussi discrète mais aussi précise et nerveuse quand il le faut sans jamais tomber dans l'esbroufe ou la surenchère démonstrative qui pouvait plomber par moments les premiers films de Tom Tykwer, qui là raconte un bonne histoire avant tout, celle du personnage de Clive Owen (cet acteur est un grand…à ranger aux côtés des Lee Marvin, Robert Redford et Paul Newman) et se concentre dessus quitte à sacrifier certains personnages comme celui de Naomi Watts (assez fade). Par contre si les histoires de complots vous ennuient, vous pourrez vous rattraper avec les courses poursuites et la géniale fusillade en plein Guggenheim.

FROST / NIXON de Ron Howard (2009) – USA ****
Genre : Politique - Réalité - En DVD depuis le 22 septembre.
Avec Frank Langella et Michael Sheen
Bon les mecs, je sais que vous faites une tête bizarre depuis que vous avez vu le nombre d'étoile que j'ai mis à ce film de Ron Howard…ouais Ron Howard, le gars derrière des chefs d'œuvres comme "Splash", "Da Vinci Code", "Cocoon", un mec qui au plus réussirait à me faire mettre 3 étoiles pour "Backdraft" ou "La rançon" grâce à de purs raisons de casting, mais bon le reste c'est le pire du moyen du pire des faiseurs d'Hollywood, soit du cinéma niais, bien torché qui fait chier personne mais qui passe par un œil et sort par l'autre.
Mais là Ron réussit son coup, en contant un bout de réalité mythique (la confession de Nixon à Frost concernant le Watergate en 1979 lors d'une interview fleuve ayant trainer sur 12 jours) ayant fait ses preuves à la TV et au théâtre avec succès, et accompagné d'acteurs fantastiques, il réalise son meilleur film / combat. Même si on voit bien que ce film / match de boxe n'est pas le sien mais celui de Nixon / Frank Langella, habité par le Personnage et le fantôme émouvant de "Tricky Dick". Revoir juste après les vraies interviews rend la performance de l'acteur encore plus troublante.
Trouvez aussi en "Frost Nixon" un complément idéal au chef d'œuvre de Pakula, "Les hommes du président".

GOOD MORNING ENGLAND de Richard Curtis (2009) – UK ***1/2
Genre : Comédie-Nostagique - En DVD depuis le 22 septembre.
Avec Philip Seymour Hoffman, Rhys Ifans, Bill Nighy
"The Boat That Rocked" soit "le bateau qui rock" en français et non "Bonjour l'Angleterre" comme son titre français l'indique, est une très bonne comédie – musicale. Pas dans le sens où des gens y dansent en racontant leurs histoires pour plaire aux grand-mère et aux gamines de 12 ans. Non non, "Good morning England" est une comédie sur la musique et la bonne, le rock'n'roll dans les années 60's vu par le prisme d'une radio pirate diffusant depuis un bateau perdu dans la mer du nord. Tout amateur de musique ou de cinéma un peu éduqué trouvera à coup sûr le film à son goût malgré certaines longueurs scénaristiques et un manie un peu naïve à tendre vers l'univers et la mise en scène de Wes Anderson(La vie aquatique). Richard Curtis est bon mais n'a pas la cruauté absurde de Wes l'américain. Mais bon c'est du détail car quand une comédie anglaise avec de la bonne musique et des acteurs géniaux chantent les louanges de la liberté sur fond de Beach Boys, The Kinks ou Dusty Springfield, c'est que du bonheur.

Commentaires
tu es très anglo-saxon en ce moment, dis donc !
L'Enquête était plutôt bon effectivement, avec un Clive Owen toujours aussi impliqué; la scène du Guggenheim déchire tout!
Le Berceau c'était plutôt une bonne surprise dans le genre film maladif, même si le Session 9 d'Anderson reste le mètre-étalon du genre! Eh, c'est quoi cette manie d'excuser les goûts des gens avec des cigarettes chargées?
Je sais Wade mais ma souffrance a été tel face au berceau que j'ai dû trouver des subterfuges pur comprendre ton plaisir face à ce long truc chiant.
Mouais... Enfin c'est pas comme si c'était la 1ère fois qu'on avait des avis différents!
Yep, et c'est pas non plus comme si c'était la dernière.
Rapport à Ron Hubbard, c'est étonnant. Qu'est-ce qui a fait que le gars s'est frotté à ce thème plutôt casse-gueule ?
Il est américain. Ce genre de thème fait craindre le casse-gueule à tout le monde sauf aux américains. Ces gens-là regardent leur propre histoire vite et souvent bien.
Ce qui ne préjuge en aucun cas de la valeur de l'histoire qu'ils font, hein.
c'est certain que les amer-loques ont pour eux d'écrire leur propre histoire, comme s'ils avaient un manque d'histoire en eux. Ce qui m'étonne, ce sont ses précédents films. Qu'est-ce qui se passe dans la tête d'un gars qui a fait toutes ces bouzes pour en arriver à traiter ce sujet ?
Non mais il a pas fait que des bouzes non plus. C'est un cinéaste de commande, qui tourne les scénarios qui se trouvent sur son bureau quels qu'ils soient.
Je pige pas le rapport avec le créateur de la scientologie Ron Hubbard, mais je comprends mieux celui avec Ron Howard dont je viens de revoir "Backdraft", film sauvé par ses flammes de la vilaine bouse qu'il est en son fond. Ron Howard tente de faire 4 films en un mais n'en fait aucun. On regrette que De Niro n'y prenne pas plus de place...bref c'est pas terrible du tut et c'est très pompier. Disons qu'avec "Frost/Nixon", Ron Howard arrête de jouer avec ses camions de pompiers ou sa papomobile, et fait enfin un peu de cinéma.
youps, Ben Howard et Bob Hubbard, c'est tutti-fruity sans le loops qui sort la flamme du cul de Niro.
Aïe ! ...
Quoi ?