les interviews du collectif Hameka.
Par Cyrille le dimanche 11 octobre 2009, 14:11 - Cinéma et pacotilles - Lien permanent

le site CinemaFantastique.net a eu l'heureuse idée d'interviewer nos trois compères réalisateurs d'hameka. Régalez-vous. Ils sont très bavards.
PERFORMANCE
Un film de David Hourrègue.
Tu as d’abord opéré sur des courts et longs en tant qu’assistant-réalisateur puis en tant que producteur de courts métrages. Qu’est-ce qui t’a poussé à passer à la mise en scène ?
En fait, j’ai d’abord commencé par la mise en scène en tournant trois premiers films « LA FIN DU CONTE », « EVANESCENCE » et « L’ULTIME GRÂCE ». Mais vu la difficulté à trouver du travail en tant que réalisateur au vu du peu de places disponibles sur le marché, je ne pouvais pas me permettre de rester trop longtemps loin des plateaux. Travailler à la production ou comme assistant réalisateur reste le meilleur moyen d’engranger de l’expérience à une place décisive. On comprend d’autant mieux le lien étroit entre le pratique et l’artistique et du coup on l’appréhende davantage une fois de retour sur le plateau en tant que chef d’orchestre.
Performance appartient à la trilogie Hameka. Peux-tu nous expliquer en quoi elle consiste ?
Le concept est simple. Chaque histoire se passe dans le 11eme arrondissement (HAMEKA veut dire 11 en basque), chaque film tire vers le cinéma dit de genre et comporte au moins un mort. 80 techniciens, acteurs et partenaires nous ont accompagnés dans cette première trilogie tournée durant l’été 2008. L’expérience fut si exceptionnelle et les dernières projections si positives qu’une prochaine trilogie est actuellement en préparation (le 4eme, LE CRI DU PAPILLON de Sébastien GONZALEZ a notamment déjà été tourné via ASM PRODUCTIONS).
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HOMME A PRENDRE
Un film de Sébastien Bardet
- Avant de parler de “Homme à prendre” revenons un instant sur le projet Hameka. Quelles sont les personnes qui se cachent derrière ce projet ?
Je citerai en première ligne David Hourègue, qui a su insuffler une grande énergie pour la réalisation de ce projet, Hameka lui doit beaucoup, et puis il y a Sébastien Auger et moi à l’origine de tout ça, mais ça vous le saviez déjà. Quant à ceux qui se cachent et qui ont participé activement au projet, Jean Baptiste Louvet, le webmaster, Xavier Lucas, le graphiste, Cyril Poumerie, co scénariste et compositeur, Jérome Delaveau, Boris Remoiville, Alban Trinh… Et puis le collectif s’est agrandi à mesure des tournages. Un peu plus tard, Sébastien Gonzales nous a rejoint avec un quatrième film, « Le Cri du papillon », produit par Affreux, Sale et Méchant, la production qui avait déjà produit le premier court de Sébastien Auger…
- C’est vrai, comme pour Tarantino tout a commencé dans un vidéoclub ?
David Hourrègue, Sébastien Auger et moi, on s’est rencontré derrière le comptoir de JM VIDEO à Paris, dans le 11ème, où nous travaillons encore, c’est vrai, ça a commencé comme ça. A ce moment là, on se délectait chaque semaines des épisodes des Masters of Horrors et ça nous a donné franchement envie de passer à l’acte. L’occasion s’est présentée lorsque que Berrywood film nous a prêté une caméra durant de l’été 2008 et on a littéralement foncé têtes baissées ! C’est un vraie belle rencontre qui a eu lieu dans ce vidéo club dont on est sorti, j’aime le penser, tous grandis. Ca m’a vraiment plu de faire mon premier film avec eux, on est tous les trois très fier d’avoir été jusqu’au bout d’une simple idée émise derrière le comptoir à DVD.
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DES RATS
Un film de Sébastien Auger
- Tu es réalisateur, président du collectif Kuryakin, membre du groupe "Cockchafer Goodbye !", Vidéo-Clubbeur pour JM Video, Pommeur pour Territoires de Fiction et enfin DJ Shystrak à tes heures perdues. Comment est-ce possible autant de casquettes et qu’ai-je oublié de citer ?
Je sais, ça fait beaucoup dit comme ça, on pourrait même se dire que je m’éparpille un peu. Ma dernière casquette, c’est organisateur d’un ciné club alternatif à la Société de Curiosités : on y passe de la série B italienne, du film de karaté japonais et du bon gros bis qui tache des années 80.
Concernant Kuryakin, j’assure toujours la présidence du collectif qui, parallèlement à ses nouvelles expérience cinéma (Hameka !), continue à boursicoter musicalement en organisant des soirées avec des live de musique électronique et des Dj mix dans des bars parisiens. J’y participe de temps en temps en passant les vinyles que j’affectionne, souvent du rock psyché ou de la musique de film.
Ahhh "Cockchafer Goodbye"…une expérience vraiment cool. Avec Cyrille Poumerie alias Cyrod (qui a écrit le scenario "Des rats" avec moi et qui en a composé la musique), on s’est lancé dans cette aventure musicale assez étrange il y a deux ans de cela. L’idée était de faire se rencontrer Cyrille et mon pote d’enfance Fabrice Fassnacht (qui a composé la musique de mes premiers court-métrages). Pendant 1 semaine on s’est enfermé dans une cave en Alsace et on a bidouillé une dizaine de morceaux assez étranges, qui ressemblent à du rock western mâtiné de musique électronique. Ne sachant pas aligner deux notes correctement, j’ai touché un peu au clavier mais j’ai surtout joué le rôle de chef d’orchestre. Disons que j’ai l’oreille musicale mais que le reste du corps ne suit pas vraiment.
Bref ça n’a pas grand-chose à voir avec le cinéma mais vous pouvez écouter quand même ça sur notre myspace : www.myspace.com/cockchafergoodbye Sinon l’expérience Territoire de fiction à été un one shot hyper intéressant qui, encore une fois, a permis à Cyrille et moi de travailler notre relation artistique au niveau musical et scénaristique.
Pour vraiment répondre à ta question, toutes ces casquettes ou expériences, je les ai cumulées au fil du temps et des rencontres. Ça m’a aussi permis de rester dans le jus entre mes différents court-métrages. Je crois qu’il n’y a rien de pire que l’inertie non productive entre différents projets, même si j’avoue que j’aime bien glander sur mon canapé à regarder des bonnes Série B.
- Tu travailles toujours pour JM Vidéo ? C’est un peu l’équivalent parisien du “Video Archives” où travailla autrefois un génial réal ?
Oui je travaille toujours pour JM Video. Quant à la comparaison avec Video Archives, disons que JM Vidéo peut la tenir, la tête haute. Quant à savoir si on y trouve un équivalent à ce fameux génial réal qui cartonne en ce moment avec ses tueurs de nazis, disons que l’avenir nous le dira. En tout cas Sébastien, David et moi, on croise les doigts chacun de notre côté dans l’espoir d’être l’élu !!!
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Commentaires
ça fait plaisir de lire vos interviews, les hameka boys!
En plus elles tapent à l'oeil, c'est pro, pouvant même susciter des vocations..
Tiens ? Bertrand sera-t-il dans la prochaine session des réalisateurs HAMEKA ?
je n'arrive déjà pas à finir un billet...
pauvre moi