Mais de quoi parle ce film de 101 minutes alors que le livre de fait qu'une dizaine de pages ? Et bien il débute sur les images d'un enfant (Max) turbulent mais joueur, on nous le montre comme un animal sauvage, plein d'amour mais incapable de rester derrière la ligne de la bienséance. Suite à une de ses crises de nerfs contre sa mère (qui comme tous les parents modernes Américain est divorcée) qu'il mord alors qu'elle recevait un possible petit ami , Max s'enfuie de la maison, seulement vêtu de son costume de loup, il court et il court, quitte la ville, rejoint la forêt trouve une barque près de l'eau, il prend la mer et au bout d'un périple arrive sur une ile où vivent des monstres, qui comme des enfants abandonnés sont livrés à eux même et subissent les crises de gentillesse ou de violence de Carol leur leader.
Max va donc rencontrer ces monstres, devenir leur KING et apprendre d'eux.....
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De cette histoire en mode conte initiatique, Spike Jonze en fait une ode à la liberté, ouvrant les portes de l'imaginaire sans jamais imposer une direction simple à nos pensées. Il réussit ce miracle grâce à ses choix esthétique ultra naturaliste, tout est 100% naturel et le monde des Maximonstres est le notre , comme si les monstres avaient remplacés les enfants sauvages de "Sa majesté des mouches". La référence n'est pas innocente car par bien des niveaux les deux œuvres se ressemblent, le film de Spike Jonze étant la version lumineuse et joueuse du film de Peter Brook (ou du livre de William Golding).
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Spike Jonze prend donc le contrepied esthétique de tous les films de Fantasy qui inondent nos écrans depuis le succès d'Harry Potter et livre le film le plus sauvage que j'ai pu voir depuis longtemps, sans jouer avec l'artificiel des FX a outrance, on dirait même par moment que le film est tourné en Super 8, nostalgique mais pas kitch. Le meilleur film de Spike Jonze ? OUI ! Le meilleur conte de l'année ? OUI. Le film le plus violent de l'année ? Presque. En ce sens le choix de James Gandolfini pour la voix de Carol (le leader des Maximonstres) est une merveilleuse trouvaille. Car à chaque moment de tension, on sent Carol au bord de la rupture violente, comme ce cher Tony Soprano mais toujours avec cette douce d'émotion qui peut vous mener jusqu'au larmes. Et oui car "Max et les Maximonstres" est émouvant et juste même dans son final moraliste, qu'on pourrait lui reprocher mais ça serait reprocher là même chose au livre de Sendak. Et puis quel conte pour enfant n'est pas moraliste ?
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Quelques mots aussi pour parler de la justesse du casting, juste brillant, au sommet l'extraordinaire Max Records qui joue Max, un des meilleurs enfants acteurs vu depuis longtemps, il est le miroir parfait des émotions des Maximonstres donc de nos pulsions sauvages enfouis dans notre enfance. Concluons en parlant logiquement de la bande son de Karen O soutenue par Carter Burwell, juste parfaite et bondissante, même si un poil trop précieuse par moment.
Courez voir "Where the Wild Things Are" aka "Max et les Maximonstres" pendant qu'il est encore temps, avant que la rationalité mercantile vire cet ode à l'imaginaire de nos écrans.

Note : 5.5/6
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