Je n'ai rien assimilé, je suis resté complètement hermétique à ces phrases étranges et alambiquées. Je saisis l'idée du pamphlet.

Milieu du mois de janvier, j'attends le métro de la ligne 7bis. Je sors ce livre de mon sac organique, le même. Je lis quelques pages et mes yeux s'accrochent sans effort.

Le territoire est plutôt familier, je pense tout de suite aux anglo-saxophones bruyants, la foire aux atrocités et sa machine molle, et le transsibérien de Cendrars me revient en mémoire sans les mots, juste les images accompagnées d'un Kraftwerk de circonstance.
Mark Downham en appelle à JGBallard dès qu'il puise dans les racines du cyberpunk, Ballard et sa foire aux atrocités qui inspirera Joy Division pour un morceau d'une tribalité moderne glaçante : Atrocity Exhibition.


Joy Division - Atrocity Exhibition

L'auteur aime secouer l'arbre biscornu des situationnistes et n'hésite pas à scander son art, jusqu'à retourner la situation. On y trouve des phrases qui claquent comme des slogans prophétiques. On est en 1988.

"La convergence de l'ordinateur domestique, de la télévision et des lignes téléphoniques forme le réseau d'une nouvelle machinerie sociale virtuelle"

L'auteur s'attardera un peu sur le Blade Runner de Ridley Scott (1982), librement inspiré du roman de PKDICK. Mais le texte a la puissance d'une forme littéraire oubliée.
J'irai voir un de ces jours ce qu'a fait le bonhomme, et qui est donc ce Tom Vague que l'on positionne ici en chef d'orchestre.

Menons l'enquête.