L'on comprendra aisément que ce fait est intrinsèque à notre situation d'être humain socialisé/socialisant. Mais essayons ensemble d'aller au-delà pour échapper au mauvais goût du moule en plastique.
Je m'en vais donc vous conseiller quelques recettes pour éviter cette plaie. Car bien vivre c'est mieux vivre, et inversement.

- Lorsque vous remplissez votre verre d'une boisson gazeuse, il se peut qu'une mousse ainsi formée monte de façon alarmante. Laissez donc votre doigt dans son oreille, sachez tremper n'importe quel objet à portée de main dans le verre : un briquet ou une cuillère feront l'affaire. L'effet n'en diffère point.

- A ceux qui portent des lunettes et et dont la forme fait glisser l'objet le long du nez, utilisez le plat de la main ou une autre partie du corps (le coude me semble parfait) pour remonter l'appareil à sa place adéquate.

- Les jambes croisées, la pantoufle a tendance à glisser. Tous les grands de ce monde absurde le savent. Il y a cette vibration du pied qui remet les choses à leur place. Tentez alors plutôt un système d'appui, toute sorte d'appui dans n'importe quelle matière, même vivante, sera la bienvenue pour toucher à nouveau le fond de la pantoufle.

- Si vous faites partie d'une file indienne, vous remarquerez que tout le monde se dirige vers le même point, droit devant. N'hésitez pas à tourner sur vous-même d'un quart de cercle, et avancez en crabe.

- Au supermarché, prenez toujours le sens inverse de celui imposé par le marketing. Commencez par les bières, finissez par la charcuterie. Au restaurant japonais, demandez votre menu en japonais. Certains coréens en perdront leur chinois. Dans le métro, prenez votre temps.
En ville, regardez le ciel. C'est de là qu'il est le plus beau.