Quelques cases en plus (6) - estivales bulles
Par Cyrille le mercredi 12 août 2009, 22:29 - BDcédaire - Lien permanent

Quelques lectures de ces dernières semaines.
En cinq phrases.
MADAME MIRAGE
Madame Mirage est sacrément sexy;
Madame Mirage a des pouvoirs plutôt intéressants, puisqu'elle n'est qu'illusion.
Madame Mirage est accompagnée de sa soeur, véritable génie de la cybernétique, continuant l'expérience interdite qui a mise de côté, pour un temps, les super-pouvoirs bio-génético-cyber-machin.
Madame Mirage a un compte à régler avec la grosse entreprise d'armement, et elle y met du style.
Madame Mirage mêle allègrement l'esthétique "années 50" avec un côté cyber pas dégueu.
A BORD DE L'ETOILE MATUTINE
A bord de l'étoile Matutine, on se sent comme dans un roman de Mac Orlan.
A bord de l'étoile Matutine, la flibuste dépose ses apparats et montre la poussière de l'aventure.
A bord de l'étoile Matutine, on ne plaisante pas et le dessin est utilisé à contre-emploi.
A bord de l'étoile Matutine, le parcours initiatique du jeune pirate n'est que sang, salive et sperme terreux.
A bord de l'étoile Matutine, la vie est une tempête vivace.
L'ESCALIER TRUQUE
Dans l'escalier truqué, le Minotaure lit le journal.
Dans l'escalier truqué, l'absurde habite un immeuble et y fait ce qu'il lui plaît.
Dans l'escalier truqué, les êtres ont des têtes d'animaux et se font balloter dans tous les sens, en contre-sens, en sens arrière et inversement.
Dans l'escalier truqué, on regrette qu'il n'y ait pas d'ascenseur.
Dans l'escalier truqué, on ressent une petite faim.
DMZ : LA GUERRE CACHEE
Dans la Zone DéMilitarisée, on respire l'air vicié de la deuxième guerre civile américaine.
Dans la Zone DéMilitarisée, on partage cinq moments de vies dont l'écorchure est profonde.
Dans la Zone DéMilitarisée, les espaces sont aussi décharnés que les individus.
Dans la Zone DéMilitarisée, la vie n'a pas de prix, et l'audace du propos est le pilier d'un monde voué à l'échec.
Dans la Zone DéMilitarisé, on termine avec le parcours d'un homme qui sombre dans une folie prophétique.
CELLE QUE ... je ne suis pas (1)
je voudrais être (2)
Celle que je ne suis pas, c'est cette jeune adolescente que l'on a croisé au collège.
Celle que je voudrais être sera celle que l'on a croisé au lycée.
Celle que je ne suis pas est d'une saveur étrange.
Celle que je voudrais être tient les promesses d'un bout d'adolescence fidèle.
Celle que je ne suis pas se conjugue en manga à l'européenne.
SUPREME
Suprême est l'audace "Alan Moorienne".
Suprême est la saveur du chamboulement superhéroïque où temps et espace sont une puissance narrative étonnante.
Suprême est le boucan du coup de pied au cul donné aux ficelles du comics américain.
Suprême est l'arrogance des choix scénaristiques et graphiques.
Suprême est l'antidote aux pitreries musclées.
Commentaires
S'il faut choisir aux illustrations, ce sera DMZ ou Celle que...
S'il faut choisir aux textes, et ben ce seront les mêmes. Et p'têt' aussi Suprême, encore qu'Alan Moore, c'est p'têt' suprêmement surcôté, non ?
Ha ha, laisse-moi rire, lis Top Ten et rions ensemble.
SUPREME est le seul bouquin de MOORE que j'ai détesté. J'ai compris le principe, la volonté derrière tout ça, mais sincèrement je me suis encore et toujours plus ennuyé à chaque page tournée. Beaucoup trop long pour si peu à dire.
Par contre, tu m'as diablement donné envie de découvrir tout le reste, merci donc.
J'ai lu Top Ten. Au souvenir, aucun autre sentiment que : sympathique.
le Suprême dont parle Marc Balta est-il le premier tome ? Parce que OUI, le premier tome est beaucoup trop long.
Mais ceci est le SECOND TOME et le second tome n'est pas trop long. Oh que non.
Ce qui est fort dans Top Ten, c'est la précision de cet univers où le super-héros est banal. Si tu ne lis pas de comics, ça peut te sembler juste sympathique. Je peux comprendre. De là à se demander si V pour Vendetta et From Hell sont surcotés, je te laisse mijoter.
Sympa tout ça, le seul a vraiment me titiller c'est DMZ, en plus je l'ai a la maison...cool
ça, avoir DMZ chez soi, c'est une bonne chose.