empire
L'histoire populaire de l'empire américain.
Howard Zinn s'associe à Mike Konopacki et Paul Buhle pour mettre en images sont livre "L'histoire populaire des Etats-Unis". Nous avons donc une bédé d'histoire, au ton partisan et plutôt original. Le dessin se rapproche de la caricature de presse, le ton est explicatif et précis. Mais rassurez-vous, le récit est passionnant. C'est comme si vous assistiez à une conférence de monsieur Zinn, mise en images. J'attends impatiemment "l'histoire populaire de la France", vraiment.



petit rien
le petit rien tout neuf avec un ventre jaune.
Rabate a toujours eu un univers bien à lui, avec un trait particulier. Il prend ici le parti du névrosé bienveillant, le genre de gars qui bosse dans un magasin de farce et attrape avec un humour des plus cynique, au désabusement folklorique. Une belle histoire d'amour qui prend l'eau, des trognes, un art du dialogue, tous ces ingrédients rendent la bédé très réussie, touchante et magnifiquement mise en images.



ferdinand
Appelle-moi Ferdinand.
Ferdinand, mais qui est Ferdinand ? Ferdinand est le père du héros, le genre de mec qui apprend qu'il va mourir. Le héros, pas le père. Quoi que... Tout est lié, voyez-vous. Bref, on a là un type qui va faire tout ce qu'il n'ose pas faire, parce qu'il sait que la mort est proche. Classique, me direz-vous, et vous n'aurez pas tort. J'aurais aimé plus d'audace dans le récit. Le dessin est à la hauteur du propos, mais ça ne décolle pas vraiment. Sur un sujet pareil, il faut larguer les amarres, mais ici nous restons à quai. Dommage.


brigade La Brigade Chimérique 1 & 2.
Lorsque les français se mettent au Comics, ils ne font pas comme tout le monde. C'est un fait. De Lupus au Roi des mouches, on peut dire que lorsqu'on se frotte aux règles du comics, avec notre façon de faire, ça fonctionne. Ici, nous avons droit à quelques super-héros bien de chez nous, à savoir le Golem, le Passe -Muraille, Gog, la Phalange, et autres entités bien de chez nous. Le premier tome est exemplaire, le deuxième semble plus confus car il est un intermédiaire. A la fin des années 30, la montée du nazisme inquiète les instance intellectuelles. Complot et catastrophes, le tout sur fond de littérature "début 20ième". Vivement la suite.


homme bonsaï
L'homme Bonsaï.
Si je me souviens bien, car j'ai entendu l'auteur à la radio, l'homme bonsaï était un album pour la jeunesse, au départ. Mais l'auteur avait dans l'idée de le développer pour adulte. On ne peut qu'approuver l'initiative. L'homme bonsaï est raconté par un vieux marin, dans une taverne. Il a rencontré l'arbre sur un vieux bateau. L'arbre lui a raconté son histoire. L'histoire d'un homme à qui un bonsaï a poussé sur le crane. Et qui a acquis le pouvoir d'un arbre. Récit de mer, d'amour et de trahison. Le graphisme a la super classe.

roi banalLe roi banal.
Un vieil homme construit son empire, pour échapper à la banalité de sa fin de vie. Il envoie des lettres à l'ONU pour qu'on prenne en compte sa requête. Derrière les murs, la solitude, la poésie, les faux-semblants. Le dessin a son originalité, et donne toute leur épaisseur aux personnages. Une bande dessinée classique, dans tout ce qui est bon dans le classicisme. Une bien belle façon de commencer son dimanche, que de lire cette bédé au lit.