Ecriture automatique, une cuisine indigeste en ces temps de nourritures abondantes.
Par Cyrille le mercredi 26 décembre 2007, 22:02 - Cuisine à petits pas - Lien permanent
On ne vous la fait pas à vous, voici l'exercice auquel tous les rédacteurs de ce blog qui n'est pas un blog puisqu'il est un webzine mais quand même, auquel tous les rédacteurs devraient se laisser aller. L'écriture automatique messieurs mesdames, c'est-à-dire laisser les doigts pianoter sur le clavier sans lever la tête, sans faire de pause, comme ça, laisser aller au grès du presque hasard. C'est un exercice périlleux, surtout lorsque vous vous relisez. Mais je ne me relirai point, pour que vous puissiez souffrir un peu en lisant. c'est rare, ça a le mérite d'exister.
Bla bla bla bla, j'ai avalé un album de The Ex et je ne suis pas rassasié. pourtant, il restait suffisamment de Rôti froid pour subvenir à mes besoins, mais mes besoins ont leur raison que la raison manque d'avoir (oups, je viens de corriger une faute, je n'ai pas le droit mais je le fais quand même, et voilà que je le fais encore, et encore, zut).
Pause.
La difficulté dans ce genre d'exercice, c'est de rester fidèle à son voeu. Lorsque l'on tape sur la mauvaise touche de clavier, l'on sait très bien que le doigt va aller faire un tour sur la petite flêche, pour revenir en arrière, et faire ce qu'elle doit faire, c'est-à-dire du ravalement. Néanmoins, et je sais très bien que c'est un mot que l'on trouve souvent dans mes articles, car "néanmoins" est un mot de liaison très pratique, souvenez-vous de la série divine mais où et donc or ni car, qui sonnait comme une chansonnette de puériculture.
Pause.
Le problème avec les pauses, c'est que l'on se relit et que l'on corrige les fautes. Néanmoins, oups, or, il semble que je préfère être un fiéfé (hou que c'est mal écrit !) menteur abominable plutôt que de laisser mes fautes. D'autres n'ont pas ce problème-là, quelle liberté dans leurs doigts. Comme le flutiste qui galoppe comme un cochon sur son instrument. C'est que l'instrument, voyez-vous (ce genre de truc permet de réfléchir en même temps que l'on tape) est le prolongement du corps comme les chiens sont les prolongements de leur maître.
Pause.
L'habitude du tapeur de texte, le rédacteur, est qu'il a le tic (j'avais tapé "l'habitude" mais ça faisait une répétition et les répétitions c'est pas bô) de rassembler ses idées pour les coucher sur l'écran. Ici, nous avons droit à l'inverse, le presque exact inverse, je dis ça car je ne connais pas la véritable définition, de quel mot je parle ? à oui l'inverse, quelle est sa véritable définition ? je n'en sais rien, et je m'en tape le coude. On a donc droit à l'inverse, appréciez et suivez un peu, je vous sens partir en vrille, là. C'est que vous n'êtes pas habitué, mais ça va venir, à partir de maintenant tous les articles de ce blog qui n'en est pas un puisque c'est un webzine seront de cette teneur. Nous allons relancer l'expérimentation linguistico-littéraire ici-même, oui messieurs mesdames, et qui me connait un peu, de vue, me suive.
Pause.
C'est vrai, j'ai toujours eu un problème avec l'inverse et l'opposé, il doit bien y avoir une putain de différence, mais elle n'est jamais arrivée jusqu'à moi. Quant à savoir jusqu'où ce petit jeu peut aller, je préfère ne pas tenter l'expérience car je sens venir la véritable écriture automatique, et je préfère ne pas vous en faire part, vous n'avez pas mérité ça vous qui avez fait l'effort d'arriver jusqu'ici, bien je sais parfaitement que vous avez lu en diagonale ce que je ne vous reprocherai pas puisque j'aurais fait de même. On peut dire que ça marche comme ça (plutôt que de dire "'ça marche comme ça", je préfère commencer la phrase par "on peut dire" car je ne sais pas comment faire un ç majuscule) et que tout le monde a un seuil d'endurance qui a ses limites.
Pause.
Allez, je ne vais pas vous emmerder plus longtemps, je n'ai fait que le tour de la possibilité de la question. Courage, le printemps s'approche.
Commentaires
Je sais maintenant d'où vient ton inspiration pour ce billet: en tout cas pour la photo...
cliquer gauche sur la souris et attendez la suite, si le lien ne fonctionne pas appelez au 0800 988 988
Ah mais sais-tu que cette couverture de Sebadoh fut censurée dans le pays de la liberté d'expression, à savoir les States ?
Argh, j'avais même pas fait le rapprochement avec l'image de l'article ! D'ailleurs, tu me donnes envie de le réécouter, cet album. Allez hop, je vais le chercher. Merci Bertrand.
Pour ceux qui ont du mal à suivre, la pochette de l'album Bakesale de Sebadoh ressemble étrangement à la photo de l'article. Pour ceux qui ont quand même du mal à suivre, Sebadoh fut le groupe important d'un style qui a disparu, à savoir l'indé, ou indie pour les anglophones. Lou Barlow passa d'abord chez les Dinosaur Jr, dont la tête pensante, J. Mascis, est lui aussi très important ! D'ailleurs, L'album mythique Daydream Nation des Sonic Youth comporte un premier titre qui, au départ, devait s'appeler quelque chose comme "J Mascis president of the USA", mais ce fut Teenage Riot, morceau superbe. Puis Lou barlow fonda Sebadoh avec Eric Gaffney puis Jason Loewenstein.
Censurée! C'est normal!
Il est nu comme un vers!
Faut penser aux âmes sensibles qui n'ont jamais vues un petit corps non musclé. Je savais pas que les ricains avaient osé, pour la peine je vais le ressortir de l'étagère, on fera une écoute simultanée... Mais moi j'ai trois titres bonus en live inclus dans un cd bonus?/§!
j'ai bien dit un ver
Ah ouais, t'as ça toi ! Coquin. D'ailleurs, j'ai retrouvé mon coffret Bastärd, si ça t'intéresse toujours ...
Jibé, tu te souviens du Lou Barlow and his sentridoh ? Que du bonheur hivernal ...
j'en suis au morceau Skull, là ! J'adôôôre ce morceau, putaing, je me sens tout chose.
Au fait, je vais avoir un article dans Magic, la revue Pop Moderne, dans la section des autoproductions. Pour l'album Routes, bien entendu. C'est-y pas chouette, ça ?
A ce propos, Jibé, tes URL pour les albums sont moyens. Ne pourrait-on pas incorporer le mot Cyrod ? Du genre, quelqu'un cherche sur la gougueule, et il tape cyrod, et il ne tombe pas sur les albums en libre service sur kuryakin.
Ha, s'il n'y avait que les urls, jeune homme !
Bon, oui, faut soigner ça, c'est vrai.
ouarf, le coffret bastard m'intéresse toujours...