Errance du cinéphile (15) : Action dans un périple cinéphile boulimique (1)
Par Shystrak(1/2) le jeudi 26 juillet 2007, 19:50 - Cinéma et pacotilles - Lien permanent
Ayant plusieurs fois essayé d'écrire des billets thématiques (sur le film d'action, le film noir) , pour ressusciter les errances du cinéphile, je me suis retrouver face à un vide totale, rien ne voulait sortir, l'effet vacances surement, enfin bon, mon cerveau ramollie par diverses choses et variés ces derniers temps n'avait pas la force de développer fortement mes propos et mes idées.
Je vais donc me laissé tenter par la mode de la liste agrémentée d'évaluations (sur 5) et de diverses parenthèses pour vous parler des films que j'ai vu ces dernières semaines.
Dans l'ordre aléatoire de l'arbitraire :
"Hot Fuzz" de Edgar Wright (2007) – UK *****
Action, Pub, Police, Vigilante, Secte et Parodie
Plus qu'une parodie, un cri d'amour au film d'action et au buddie movies complètement décomplexé, j'en ai presque pleuré ! L'arme fatale rencontre twin peak version anglaise. Détonnant !
En plus des mecs qui citent "Point Break", "Bad boys 2" et Tony Scott (les effets "Man On Fire") avec fierté ne peuvent laisser indifférents...raahhhhh...et ces acteurs....viva Simon Pegg...(vu dans le sympa mais court "Big Nothing", petit film noir à la Coen Brothers)
"Mise à prix" de Joe Carnahan (2007) - USA ****
Mafia, FBI, Gangster, Coke, Las Vegas, & Tueuses Sexy
Joe Carnahan l'homme qui a dit merde à Tom Cruise (et a qui a réalisé le très bon "Narc") se fait plaisir avec ce polar référentiel (d'ailleurs la structure du film est très Tony Scottienne), jouissif, fun et intelligent, pondu avec une poignée de dollars et des guests prestigieux.
A voir absolument au cinéma dès le 1er aout, "mise à prix" (aka "Smokin'Aces" en VO, titre beaucoup plus cool par ailleurs) est le complément idéal à "Hot Fuzz" pour les belles (ou pas) soirées d'été.
"Point Break" de Kathryn Bigelow (1991) – USA ***1/2
Action, FBI, Braquages, Surf & Hédonisme
Un bon gros morceau d'action décomplexé sur fond de philosophies surf un peu nunuche.
James Cameron a la prod, Patrick Swayze en blond et Keanu Reeves en beau gosse, ça tient toujours la route même 15 ans après.
Revu juste après "Hot Fuzz" c'est encore plus goûtu.
"Cliffhanger" de Renny Harlin (1994) -USA ***1/2
Action, Montagne, Neige & Tee-shirt mouillé
Un putain de film d'action toujours aussi efficace, c'est gore et Stallone est le roi de la montagne.
Les bad guys sont caricaturaux au possible mais joués par des gueules inoubliables, John Lithgow en tête. Par contre les scènes dramatiques ont quand même un peu morflé.
"Odds Against Tomorrow" de Robert Wise (1958) - USA *****
Film Noir, Braquages, Looser, Racisme, Automne, Jazz & Tragédie.
Plus connu sous le titre "Le coup de l'escalier" en France, voici un sublime film noir post-moderne créant un lien inattendu entre la liberté de ton du "Shadows" de Cassavetes et les classiques du film noir.
Fin des années 50, deux anciens combattans se retrouvent autour d'un ex-policier pour braquer une banque. Le coup semble facile. Mais le danger va venir de l'interieur. Un blanc et un noir avec la rage au ventre, nourri par la deception et le manque d'argent. L'un se fait entretenir par sa femme, l'autre est un musicien de jazz talentueux mais joueur.
Le racisme primaire du blanc va envenimer leurs chances de réussite.
Robert Wise situe son histoire en plein automne New-Yorkais, cet élément croisé avec le réalisme de la mise en scène, crée une poésie dépressive en totale adéquation avec les troubles intérieurs des deux personnages antagonistes : Robert Ryan & Harry Bellafonte.
La musique du film composée par John Lewis et jouée par le Modern Jazz Quartet est magnifique.
"Chasse au Gang" de André de Toth (1954) – USA ****
Film Noir, Police, braquage, L.A., Crime & Irascible.
Polar social, hyper réaliste, "Crime Wave" brille de la présence animale et mauvaise de Sterling Hayden.
Le portrait des petites frappes et de Los Angeles est incroyablement moderne et la mise en scène une grosse claque (le grand père de "The Shield" en gros).
"Bad Boys II" de Michael Bay (2000) - USA **1/2
Police, Miami, Tour de Force, Mégalo & Abusif
Gros bordel de 2h30 avec des fusillades et des explosions toutes les 5 minutes, ce "Bad Boys 2" résume tout Michael Bay, le pire comme le meilleur, c'est fun, c'est jouissif, c'est con, vide de sens et ça vous ramollie la caboche pour deux semaines (l'anti "Miami Vice" en gros). A mille lieux de la bouse "Pearl Harbor" et espérons-le, bien moins bon que "Transformers".
"Deja Vu" de Tony Scott (2006) – USA ****
Terrorisme, Nouvelle Orléans, FBI, Amour & Fantastique
Après le pétage de plomb jouissif mais un peu vain de "Domino", Tony Scott retrouve Denzel Washington et livre un sublime Thriller aux frontières du fantastique.
En plus d'une poursuite en voiture contre le passé déjà d'anthologie, "Déjà Vu" livre une émouvante histoire d'amour. Tony Scott au top de son style sobre.
"Revenge" de Tony Scott (1990) – USA ****
Mexique, Vengeance, Mafia, Passion & Fusils
D'après la jaquette du DVD zone special Director's cut, de "Revenge", Tarnatino adOoore ce film. Tant mieux, mais autant vous dire qu'il a de quoi se perdre avec "Revenge" entre les deux copies dispo. Le Zone 1 revendique un director's cut unrated et un prix de plus de 20 euros, le Zone 2 français, cut d'époque, coute 9 euros. Dilemme !
Hier dans mon shop de DVD préféré, après une première tentative infructueuse, j'essaye de mettre la main sur le zone 2, dès l'entrée comme par provocation le Zone 1 et sa jolie jaquette me font du gringue, je prends la chose entre les mains une ou deux fois, histoire de la sentir…je repose le DVD dès que j'aperçois le prix, "Non arrête t'as plus une caillasse après ton voyage en Andalousie, laisse béton cherche le pas cher".
Et je cherche, rien….je demande au vendeur qui me dit qu'encore une fois le dernier vient juste de me passer devant…."Prenez le director's cut" me dit-il.
Sceptique, je lui explique que j'ai lu quelque part (Mad Movies) que c'était un cut fait par Tony Scott avec des coupes et des ajouts musicaux d'aujourd'hui…plus un remontage sauce salée et piquante qu'un vrai Director's Cut….il me dit que non, qu'en plus la copie est meilleure dans le Zone 1. Verdict, fatigué par ma quête de "Revenge", je prends l'homme au mot et part avec le DVD sous la main et 20 euros de moins dans ma poche.
Aujourd'hui, j'ai vu cette édition de "Revenge" autant vous dire que le film en sort plus moderne mais pour rajouter 10 minutes de sexe et de violence, 20 autres ont été enlevé, rendant ainsi plus légère les relations entre les personnages.
Paradoxalement à sa réputation de film hyper violent, "Revenge" est beaucoup moins sauvage que "True Romance" ou "Le dernier Samaritain", privilégiant les scènes d'amour torride aux fusillades. Avec Madeleine Stowe dans le rôle de la belle, je prends ! Quant à Kevin Costner et Anthony Quinn, ils créent de beaux solitaires émouvants. Pour résumer malgré une ou deux petites déceptions (le nouveau cut est bien court), "Revenge" est un des Tony Scott les plus personnels et réussis, ainsi qu'un bel hommage à "Apportez moi la tête d'Alfredo Garcia" de Big Sam Peckinpah, rien que ça !
Double effet de l'édition DVD zone 1, l'envie d'acheter le zone 2.Grrrrr
"True Lies" de James Cameron (1994) - USA *** 1/2
Espion, Parodie, Terroriste, Tour de Force & Cartoon
Pas vu depuis des lustres, "True Lies" est un film qui mérite mieux que sa réputation. Entre des scènes d'actions complètement dingues, "True Lies" est une comédie à mourir de rire, le strip tease de Jamie Lee Curtis, la poursuite à cheval dans Washington et la scène de la vidéo des terroristes sont à tomber par terre.
C'est vrai que la fin est un peu fastidieuse et n'importe nawak mais bon un Arnold au top de son auto parodie ça ne se refuse pas.
"Die Hard 4 : retour en enfer" de Len Wiseman (2007) - USA **
Culte, Séquelle, Hacker, Tour de force & Abusif
Dommage, dommage, dommage…les critiques auront beau sortir la carte film conceptuelle et théorique, "Die Hard 4" est un petit McLane malgré ses cascades hallucinantes. Le début plutôt bon sème l'espoir, la suite le prolonge, le milieu endort, la fin réveille par sa pyrotechnie grand guignolesque. Trop de tour de force tue le film, l'humour est en vacances, reste un film pop corn sympathique bien commun. Bruce Willis mérite mieux que ce mix de Bourne (la photo bleue) et de Michael Bay (la tôle froissée)!
"Plane of the dead" de Scott Thomas (2007) - USA **1/2
Avion, Zombie, Cheap, Z, Virus et Gore
Voici un film bien sympatique surfant sur la vague "Des serpents dans l'avion" avec un "Des Zombies dans l'avion". C'est drôle, gore et plutôt bien joué. On retrouve cette trogne de Tyler, le méchant d'un flic à la maternelle au milieu de ce bordel d'une heure 30 biens remplies. Bon l'avion est pas super bien fait...mais les zombies sont des gros batards, ça suffit pour me satisfaire !
"Le récidiviste" d'Ulu Grosbard (1976) - USA *****
Braquages, Looser, Injustice & Polar
Complètement méconnu dans nos contrées ce film avec Dustin Hoffman n'est rien d'autre que l'adaptation du chef d'œuvre de Edward Bunker "Aucune bête aussi feroce".
Le film est magnifique et bénéficie en plus d'un apport musical de force : David Shire. Encore un bijou caché des années 70….le filon est décidemment inépuisable.
"Truands" de Frederic Shoenderfer (2007) - France *
Polar, Porno, Gangster, Coke & Vulgaire
La purge de l'année, vulgaire, mal filmée et mal jouée. "Truands " démontre encore une fois la vacuité du cinéma de Shoenderfer et donne l'occasion de montrer le pire du pire du cinéma français soit disant réaliste. Même le second degré ne sauve pas la mise.
Philippe Caubère en profite pour livrer le cabotinage en roue libre de l'année (en plus d'une scène porno dans les chiottes de très bon gout). Beurk, Caca Boudin.....
"Le serpent" de Eric Barbier (2007) - France ***
Thriller, Film Noir, Machination & Meurtre
J'm'attendais au pire, le premier quart d'heure m'y emmenait tout droit jusqu'à l'arrivée d'une ambiance très série noire. Plutôt bien joué et bien emballé, ce "Nerfs à Vif" à la française, tient en haleine jusqu'au bout avec honnêteté. Du bon travail de faiseur. Un fait rare en France.
Même Clovis Cornillac (en De Niro) est pas mal face à la gueule cassée d'Yvan Attal.
"Le labyrinthe de Pan" de Guillermo Del Toro (2006) - ESP ***1/2 ou ****
Conte, Monstre, Franquisme & Mélodrame
Très beau film de conte sur fond de Franquisme gore de Guillermo Del Toro, avec un très méchant Sergi Lopez.
Peut être un peu trop parfait dans son exécution, le film laisse un vide étrange, entre l'émotion et la poésie dégagées. Même après une deuxième vision j'ai du mal à cerner ma légère réticence….qu'en pensez vous ?
"Confessions of Pain" de Wai Keung Lau & Siu Fai Mak (2006) - H-K **1/2
Polar, Meurtre, Romantisme et Vacuité.
Le nouveau film des auteurs d'"Infernal Affairs", beau scenario, acteurs sympathiques, belle histoire d'amitié en reflet mais bon dieu que la mise en scène est chichiteuse. C'est dommage car cette histoire, avec ces acteurs, filmée autrement qu'une pub pour le shampoing, aurait donné un grand film. Moins bien qu'"Infernal Affairs", mais beaucoup mieux que "Truands"….
"Dead Silence" de James Wan (2007) - USA ***
Horreur, Malédiction, Giallo, Twist & Shout
Toujours pas sorti chez nous, le deuxième film du gars de "Saw" mérite le détour, cette histoire de poupée de ventriloque hantée? est un bel hommage à Argento et au Giallo en général. La mise en scène, moins flippée/flashée/cut/cut que celle de "Saw", épate même dans certaines scèneS de meurtre bien flippantes. Par contre le fameux twist final à "Saw" était plus que dispensable…mais bon…la prochaine fois peut-être échapperont nous à ce tic énervant.
"Victim" de Ringo Lam (1999) - H-K ****
Polar, Désespoir, Braquage, Malédiction & Mensonges
En France, on connaît très peu la facette non-Van Damme du Hong Kong de Ringo Lam. Plus réaliste et cynique que John Woo, Ringo Lam avait déjà réalisé un sublime "City on fire" dans les années 80, miroir sombre de "The Killer", avec "Victim", Ringo Lam retourne la famille à fantôme asiatique et ses codes pour en faire le masque du mensonge, de la trahison et de la médiocrité. En mixant polar, drame social et fantastique, "Victim" devient une expérience à part, un film étrange hors norme, proche de certains films de Kiyoshi Kurosawa comme "Serpent's path".
To be continued...*
- A suivre incessamment sous peu.
- La suite au prochain rendez vous !
Commentaires
"En plus des mecs qui citent Point Break". Ouais, comme Brice de Nice ...
Sinon, quelques péloches ont l'air à mon goût, Odds Against Tomorrow, Plane of the dead et Truands.
Enfin, je suis prêt à défendre Le Labyrinthe de Pan contre toute attaque de petites frappes que vous êtes.
Sans dec "point break" c'est cool...et les gars d'"hot fuzz" citent "point break" pour autre chose que le surf....
Humpf, Le Récidiviste, ça me tente grave, et le Wise, et le De Toth.
Pour le Truand, je me demande de plus en plus si la vulgarité n'est pas concertée ?! C'est un milieu de gros porcs : montrons-le ! Non ? Faut que je le voie.
P'tain, va aussi falloir que je m'achète le zone 2 de Revenge !
Et que je regarde Le Labyrinthe de Pan ! Et que je revois Blackbook ! Et Taxidermie ! Et Guy Maddin !
Malgré le côté réalisto-vulgos du milieu des truands dans "truands", le film reste mal écrit, mal joué, mal filmé...si tu trouves des trucs à sauver (Magimel par moment), je suis preneur mais bon j'y crois pas
Oui mais quand on a aimé Scènes de crime, peut-être qu'on peut apprécier Truands, non ? Allons savoir.
Point Break, j'avais vu ça ado, j'avais bien aimé, sans plus. Je devais manquer de certitudes, hé hé. Il y a vraiment autre chose que du surf, dans ce film ?
Le meilleur moyen de voir du Guy Maddin, c'est de passer chez le Seb et de lui piquer le coffret.
Concernant le Labyrinthe de Pan, le mieux serait d'en discuter ensemble autour de quelques bières, de pizzas et autres, en se matant des films d'horreur...genre soirée thématique...'fin j'dis ça, j'dis rien...
Mais il est clair que le Del Toro divise, je partage clairement ton avis Shystrak, je ne sais pas sur quel pied danser avec ce film, pas assez fantastique, trop complaisant dans sa violence, manichéen au possible et traversé de fulgurances visuelles à couper le souffle (l'ogre).Non, vraiment je ne sais pas comment le prendre, en plus il a été trop bien reçu à Cannes, et ça me fait chier; j'aurai préféré un plébiscite sur Blade 2...mais bon, les goûts et les couleurs!
Que veut dire pas assez fantastique ? Il y aurait donc un taux minimum de fantastique à respecter pour satisfaire le Totoro ? Je ne le pense pas. Ce qui est certain, c'est que tu t'attendais à quelque chose et que ça a été autre chose.
Trop complaisant dans sa violence ? On est quand même très loin de La colline a des yeux de Aja. J'ai du mal à saisir cette idée de complaisance, surtout par rapport au sujet du film. Qu'un franquiste torture un maquisard pour le faire parler, est-ce plus complaisant que deux gansters dans un hangar, comme dans Reservoir Dogs, dont l'un va arracher l'oreille de l'autre avec un plaisir certain, surtout derrière la caméra ?
Et le manichéisme dont tu parles : faut-il donc te montrer les franquistes comme des gens sympathiques et des résistants comme des pourritures pour satisfaire ton plaisir de cinéphile ? Je ne sais pas quel lien a Guillermo del Toro avec l'histoire de son pays, mais on peut comprendre qu'un homme de bon sens mette du cruel dans le franquiste. La dictature de Franco a duré jusqu'en (attends, je regarde dans wikipédia ...) 1977. Ces gens-là détestent la libre pensée, et les représenter comme des hommes sanguinaires me semble tout à fait approprié.
Quant à l'accueil de Cannes, bah ...
Tiens, d'ailleurs, je pense à Transformers là, parce qu'on voit les affiches partout dans le métro, et parce qu'il va bientôt y avoir un billet sur le film, comme il se doit. Elle me fait rire l'affiche. Le coup du : détruire/protéger m'a fait rapidement associer les deux. Détruire pour protéger, protéger pour détruire, ça a plus de gueule, non ?
Enfin, que l'ode à l'armée américaine soit, s'il doit en être ainsi.
Ainsi sit-il, le billet tant attendu est arrivé
tu aurais pu attendre un peu, quand même, par respect pour tes amis rédacteurs ... Wade, tu ne respectes pas cet espace. J'aurais pas aimé partager la cour d'école avec toi, putain ... Bon. Pfff...
La cour est grande, y a plein de place... Tu veux jouer à la marelle?
bon arrêtez de vous battre maintenant, Cyrille arrete de raler tout le temps contre tout le monde, tu me l'ecriras sur ton word perso 1000 fois (tu peux utiliser le copier coller). quant a Wade c'est vrai merde, patience quant à la mise en ligne de ton billet. A vous deux vous avez étouffé mon seul billet depuis 3 semaines....pffff...pfff...
Il est tellement bien ce billet qu'il me fiche un vieux complexe. Je peux même pas entrer dans la mêlée avec vous, j'ai vu quasiment aucun des films dont vous parlez. True Lies, j'avais dû rire une fois ou deux, mais bon, c'est pas le film d'Arnold que je préfère (je suis plutôt Total Recall ou Last Action Hero). J'avais bien aimé Cliffhanger et bon, c'est vrai, Point Break, c'est un film qui a compté. Un film sur le passage à l'âge adulte. Que j'ai vu à ce moment-là de ma vie. Le héros qui surpasse son modéle. Qui tue son père, quoi. En plus, y avait un côté épreuve du feu... Si je fais péter le vocabulaire, je dirais "comportement ordalique" : ce héros qui se jette dans le vide, qui laisse un peu le hasard décider. Qui joue le tout pour le tout. Ca me parlait à l'époque. Je l'ai pas revu depuis un bail, ce film. J'irai pas le louer, mais si je tombe dessus, je zapperai pas.
J'ai pas vu ces deux Tony Scott, mais j'aime bien certains de ses films. Surtout True Romance, avec Patricia Arquette (aaaaah, Patricia, je t'aime encore dans Medium). Mais bon, c'est peut-être le scénariste de True Romance que j'aime bien, finalement.
Pas vu le Del Toro non plus. Suis une merde.
Mi$e à prix ça va être bon je le sens! La BA est prometteuse! Par contre Des zombies dans l'avion qu'est-ce que c'est molasson, il ne se passe rien pendant quasimment tout le film faut pas pousser!
Et je n'écrirai plus rien avant mercredi prochain, promis! Mi$e à Prix donc, j'ai hâte de voir ça! Narc était bien sympathique, la suite à l'air bien plus fun
Maxime, la machine du blog n'aime pas les billets auto-flagellateurs, il les considère spam, et les planque loin des yeux.
Je l'ai remis en ligne par politesse, mais faut voir à pas recommencer ! D'autant que, pour te soulager, tu sauras que ces 19 films ont été vus par l'ami Shystrak en l'espace de trois jours, ce qui n'est pas son record, mais nous envoie quand même tous dans les cordes.
Enfin, pour me bouffer du Tony Scott en ce moment, sache que True Romance est un film purement scottien, et très peu tarantinien au final.
Quant à l'autre Joe Carnahan, depuis que je sais qu'il est aux manettes de l'adaptation à venir de White Jazz, je me gratte le haut de la tête. Il nous fait un vieux polar ultra-réaliste et bleu-froid, et puis une grosse pétarade cocaïnée et technicolor. On arrive à White Jazz en faisant la synthèse des deux ? Humpf. Il restera toujours le Grand Nulle Part pour donner au XXIème siècle son grand chef-d'oeuvre hollywoodien, mais attention, après, plus rien.
C'est marrant cet engouement scottien généralisé... A chacun son époque, le petit Tony a fini par supplanter son aîné Ridley qui est un peu tombé en désuétude.... Dans 10 ans ce sera peut-être de nouveau à son tour...
Ridley, il craint un peu quand même, a part "Alien" et "Blade Runner", c'est pas la fête...au passage Wade je t'interdis de censurer ta livraison continuelle de billet à cause des commentaires de Shystrak, je crois qu'il veut juste qu'on aere le blog de temps à autre pour eviter la surchage....Merci...merci...merci Maxime aussi...je retourne me matter un giallo moi !
Duellistes, c'était pas mal quand même ! Sinon, les commentaires de shystrak qui veut juste qu'on aère de temps en temps, j'suis d'accord.
J'suis d'accord avec toi
quelle est la moitié du shystrak qui parle ici ? On aimerait comprendre où est le shystrak ... le vrai.
juste derrière toi à te souffler dans la nuque !
ouais ... je ne me souviens plus du sujet de la conversation. Quelqu'un peut-il remettre tout ce bordel en place ?
JB t'es où, Cyrille a encore foutu le bordel dans les commentaires, du coup Wade est mega vexé, et les autres gens ont eu peur....JB !!!!
Pas envie de défendre Ridley Scott dont la filmographie parle à mes yeux autant pour ses détracteurs que pour ses défenseurs. Quand à Carnahan, je me réjouis qu'il ne touche pas au BIG NOWHERE qui fait partie des mes plus intimes rêves d'adaptation. Danny Upshaw, Mal Considine, Buzz Meeks, respects éternels.
Super billet.
Qu'est-ce que c'est le BIG NOWHERE ? Tu es étrange, Marc Balta, étrange à mes yeux.
Je reviens à la charge mais qui a vu "Kingdom of Heaven"?
Plastiquement sublime, épique , Eva Green et quelques réflexions sur la guerre, la paix dans un maëlstrom de fureur, de romantisme et de sagesse...ni plus ni moins!
Gaffe à vous, je risque de l'imposer lors d'une future soirée!
Pas vu. Fais tourner le DVD.
C'est une partie du putain de quatuor de Los Angeles d'Ellroy!
En quelques mots, l'une des tes prochaines lectures obligatoires.
Chef d'oeuvre(malgré une très légère préférence pour les enquêtes de Lloyd Hopkins).
J'en profite, parce que je suis grave balèze en english comme tu l'as constaté, pour te dire que la traduction frenchouille du "Big Nowhere" est le "Grand nulle part".
Ca te la coupe, hein!?
Com' 31 en réponse à com'28, bien entendu!
d'accord, le Grand nulle part, je connais, j'ai lu, j'ai beaucoup apprécié. Merci Totoro, avec toi, tout s'éclaire. J'ai du mal avec votre anglophonie, parfois. Je suis un peu à la traîne.
Hum hum. J'ai un billet tout prêt là. Je peux le mettre quand en ligne ? Hein ?
Pour dimanche ? AHHHhhhhhhhh AHHHHHHH !!!!! IIIIIIIIIII !!!!!
Dépêche-toi de le mettre je sais pas si je pourrai attendre lundi!
Est-ce que tu ne pourras pas anttendre mon billet jusqu'à lundi, ou est-ce que tu ne pourras pas attendre jusqu'à lundi pour pondre un billet ?
Quant à l'expression dépêche-toi de le mettre, excuse-moi Wade, mais on se connait si peu ...
Mais finalement, lundi c'est quasiment demain, je viens de revoir "Heat" après de longues années d'abstinence, j'sens que je vais avoir du mal à m'en remettre, waaaouuuuuhhhh la claque ! Pfiou...un chef d'oeuvre tout simplement.
Quand on pense que "36 quai des orfevres" est le "heat" français pour certain, ça me fait hurler de rire.....qu'ils soient sérieux et revoient ce film monstre de Michael Mann.
hé hé hé pas mal pas mal...
eh shystrak, je savais pas que t'avais vu dead silence, bien envie de voir ca...... le labyrinthe de pan m'a aussi laissé un etrange sentiment de cul entre deux sieges, film pour adulte ? assurément, mais bourré d'elements typiques du film pour enfant (contes, creatures fabuleuses, l'heroine est une enfant reveuse...), parsemé de scènes d'une rare violence, donc pas du tout pour les enfants.....par contre la scene de l'ogre est fantastique, et je n'hesite pas a affirmer que j'ai vu l'un des monstres les plus flippants de toute l'histoire du cinema...... enfin, le grand nulle part est pour moi aussi l'un des plus memorables souvenirs de lecture ( ce livre est juste genial, phenomenal, fouillé, complexe, intelligent, noir, monstrueusement bien ficelé..........) et pour l'adaptation, a moins de faire un film en noir et blanc qui dure 8 heures, je vois pas trop comment elle peut etre fidele, d'autant que les adaptations d'ellroy au cinema ne m'ont pas fait revivre cet univers ..... allez a plus les blogueurs !!!!!!!
Je suis plutôt d'accord avec le Klat, en ce sens où Le labyrinthe de Pan est un film hybride. C'est personnellement ce qui m'a plu dans ce film. Pour le grand nulle part, ou the big nowhere, difficile à mettre en image ... Une mini-série pourrait faire l'affaire. Mais du coup, autant faire toute la tétralogie en série ! Shystrak, tu t'y colles ?
Désolé, j'ai craqué, j'ai mis mon billet en ligne ... Je m'auto-prive de billet pendant quatre jours ...
Hot Fuzz ! Hot Fuzz ! Hot Fuzz ! Vais-je m'en remettre ? hé hé hé.
C'ets bon tu l'as vu ?
ha non, pas du tout, de quoi tu parles ?
J'vais pas vu les autres commentaires
News du tonnerre, tony Scott prépare un remake de "the taking of pelham 1,2,3" avec Denzel Washington, ça c'est de l'info bandante étant donné l'aura cultissime 70's de l'original de Joseph Sargent, faudra en tout cas que la BO envoie grave pour succeder au sublime score de David Shire. En gros Denzel reprendrait le role de Walter Matthau (chef de la securité du metro pris en otage) et Travolta reprendrait celui de Robert Shaw (le chef des preneurs d'otages). Un beau fantasme de cinéma !
ici l'info source en english
yo amis cinéphiles,
une question essentielle que je sais où poster ailleurs, est-ce que quelqu'un-e a les références de la magnifique photo d'Orson Welles ayant trop la classe, vieux, gros et barbu, sur une terrasse devant un genre de montagne, avec dans mes souvenirs un sky et/ou un cigare à la main...
à l'aideuhhhh
cimer
(urgentissime, oeuf corse)
C'est d'un photographe estampillé Magnum. Y a un album (superbe au demeurant) qu'on doit trouver en bibliothèque. Je me rappelle plus du titre, mais il y a MAGNUM en grosses lettres, et ça réunit des photos de cinéma.
yes, en 1964 sur le tournage de Falstaff par Nikolas Tikhomiroff,
efkaristo JB !
Si tu avais utilisé le moteur de recherche airmole, tu serais tombé sur ce billet, plus approprié. Falstaff, il mérite d'être vu ?
assurément, par Zeus, mais il n'y a pas la photo recherchée !
Ah ben non, il n'y a pas la photo recherchée, mais ... Enfin ! C'est un billet sur un film d'Orson Welles, nom d'un grec !!
Revu Point Break, c'est mou du genou...