Lorsque l'on vous parle du loup et que vous répondez par les résultats sportifs de l'année 1964, vous êtes dans un hors-sujet. Cette notion a ses limites car n'importe quel esprit constitué de cellules nerveuses pourra trouver le lien, si infime soit-il, qui relie les deux sujets. En effet, rien ne démontre qu'il n'y a pas de lien entre le loup et les résultats sportifs de l'année 1964. Encore faudrait-il parcourir le chemin qui relie ces deux entités commentatrices, et nous ne prendrons pas part à ce jeu.
Lorsque vous utilisez la technique du hors-sujet, et c'est bel et bien une technique très bien utilisée par nos gouvernants, vous rebondissez sur une idée que vous seuls avez en tête, et qui correspond à votre systême de pensée. Peut-être même êtes-vous dans la rétrospection magique et désirez-vous refaire ce commentaire auquel vous répondez de façon si énigmatique. Mais je ne suis pas dans votre tête, ce n'est là qu'une supposition.
Imaginons que ce qui vient d'être énoncé soit un commentaire. Voici le commentaire suivant :

il existe une technique de mise en place de suppositoire qui mène à l'orgasme. La connaissez-vous ?

L'on peut ici considérer que le propos est hors-sujet, mais vous reconnaîtrez le lien phonétique entre supposition et suppositoire. Il y a donc un lien, et ce n'est pas un hors-sujet, si nous définissons le sujet autrement que par son organisme et que nous nous amusons à le définir aussi par son enveloppe, son apparence, sa phonétique. Malheureusement, la sémantique ne prend pas en compte le chant des mots. Alors même que les mots se sont constitués dans la bouche, la prononciation en harmonie totale avec le sens, la science n'est tient plus compte. Mais je vous vois froncer les sourcils, là, vous pensez que je suis hors-sujet ?

Le cerveau humain fonctionne souvent par association d'idées, et j'oserai ici (ô territoire libre !) dire que l'idée est une mélodie intérieure et que l'association d'idées est un jeu mélodique, comme la psychanalyse s'est stupidement amusée à le démontrer alors que ce fut de tout temps une évidence. Ainsi, comme notre démonstration n'a aucun plan et que son sytème est l'improvisation, nous en arrivons à la conclusion que le hors-sujet n'existe pas. Il est même totalement hors-sujet. Et ce n'est pas Lacan qui me l'a soufflé au fromage !

Ceci dit, le déferlement de ce que l'on appelle "hors-sujet" dans les commentaires de ce blog laisse à réfléchir. Et l'idée d'une MST cybernétique me semble adéquate.