"Ingrid, est-ce que tu baises ?"
Par ubifaciunt le jeudi 3 juillet 2008, 00:55 - Médias et sociétés - Lien permanent

"Casse-toi pauv' con" vient de parler à l'ORTF.
C'est que c'est un beau barouf depuis plus de deux heures dans la presse aux ordres.
La greluche est libérée et c'est comme si c'était la fin de la première guerre mondiale, l'assassinat de JFK ou la victoire de l'équipe de France à la Coupe du Monde 1998.
L'Union Sacrée.
Les enfants d'Ingrid, les méchants FARC, les militaires colombiens bien plus doués qu'un parachutiste de Carcassonne.
Tout ça depuis que le magique "casse-toi pauv'con" a pris les choses en main.
Et la lèche-nabot de France-un-Faux, Marie-Eve Malouine (en l'occurrence aussi classieuse que Thatcher en 1982 et efficace que l'Argentine dans la guerre du même nom) dit à l'instant que c'est bien bikoz y a "absolument aucune récupération politique".
Ha ha ha.
"Casse-toi pauv'con" a remercié Renaud pour son action. Il a remercié les Ricains, les Colombiens, et Chavez.
Et Renaud.
Il a juste oublié Kim Jong Il.
Mais surtout, "casse-toi pauv'con" a parlé.
Il a promis.
"Les promesses n'engagent que ceux qui y croient" disait un de ses mentors : Chirac, Pasqua, Maurras ; qu'importe.
Tu te souviens de la "parole donnée" de Mitterrand, cette doctrine de 1985 donnant aux anciens brigadistes ritals le droit d'asile inconditionnel pour peu qu'ils et elles renoncent à la lutte armée (je n'emploie volontiers pas le mot de "terrorisme").
Tu t'en rappelles, dis...
Cesare Battisti et Marina Petrella, vous vous en rappellez, hein.
Un écrivain et un assistante sociale.
"Casse-toi pauv'con" vient d'offrir la grâce de l'Etat français à ceux-elles des FARC qui renonceraient à leur "combat absurde et moyenâgeux dans la jungle".
Et l'asile.
Inconditionnel.
Celui qu'il refuse aux sans-pap' qui crèvent poursuivis par la police nationale de France.
Qui crament leur prison.
L'asile qu'il refuse malgré une parole donnée par un de ses prédecesseurs.
Qu'il extrade en Italie, pays que le porte-parole de l'UMP vient de décrire comme étant un modèle de démocratie.
Avec Berlu et Gianni Alemanno.
"Casse-toi pauv'con" bande et l'ORTF mouille.
Ca félicite l'armée, l'intervention des ricains, la gloire du nabot, l'otage ultime qu'à côté de laquelle Guy Môquet était un enfant de choeur, passkeuh tu te rends compte la jungle colombienne Koh-Lanta à côté c'est même pas l'épreuve de sélection de Fort-Boyard, les enfants qui ont grandi avec les journalistes et que rien que pour ça, une pseudo-icône de liberté bafouée à Bogota et pas dans les Centre de rétention de Vincennes, des "réactions" aussi unanimes qu'au lendemain d'un deuxième tour de présidentielles en 2002, une presse aussi servile qu'une promesse d'un président qui gerbe sur celles des autres.
Cesare, Marina et les sans pap' tués et enfermés doivent bien se marrer.
Ingrid-est-ce-que-tu-baises n'a toujours pas été recapturée.
Commentaires
Tout à fait d'accord
Bien envoyé, l'artiste ! Je gerbe aussi sur le feu sacré de cette Ingrid et ses gosses, publicitaires et démago de mes couilles !
je ne suis pas sur de tout saisir. C'est le diable, cette femme ? Ou bien sa libération est-elle utile à quelque pouvoir ? Y a-t-il vraiment de quoi se secouer le bourrico ? Bah, des broutilles tout ça. Arrêtez d'écouter France Info, ou de lire Elle, les babyz.
Elle a ses papiers la cochonne ? Un visa, un truc qui dit qu'elle est pas là pour rafler la médaille et se barrer ensuite ?