L'album Uncity nation s'écoute ici et s'achète en version virtuelle au même endroit.

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Pour commencer, le nom de ton groupe est plutôt étrange. D'où vient-il ?

De nulle part, il m'est venu à l'esprit avant d'avoir l'idée du projet. Je jouais dans d'autres groupes à ce moment-là , et me disais que si j'avais un nouveau projet je l'appellerais comme ça.

Le choix de mots en langue française est donc "improvisé" ?

Oui, c'est écrit en français mais oralement c'est exactement la même chose en anglais, c'est le côté international du nom.

C'était un projet entre tant d'autres, à l'époque, ou voulais-tu concentrer tes expériences ?

je n'étais pas entièrement satisfait par les projets de groupe menés à l'époque, j'ai eu envie de développer des idées, des mélodies, que je n'arrivais pas à mettre en forme en groupe.

C'est ton projet le plus personnel, en quelque sorte. Tu as pas mal roulé ta bosse dans des groupes, antérieurement, je crois? Tu peux nous en parler un peu ?

Faire de la musique en groupe c'est une espèce d'obsession d'enfance. J'ai monté mon premier groupe au collège, sous influence punk dans le style et la manière de faire. Puis ça a continué aux grès des rencontres, avec les gens du départ qui pour la plus part ne m'ont pas encore quitté. L'expérience la plus aboutie aura été mon passage dans Ueh.

Maintenant que tu travailles avec tes deux soeurs, comment se passe la cohabitation musicale ?

C'est particulier dans la mesure où j'ai commencé seul, avec des idées esthétiques précises : ça a vite pris une tournure pop dans le format, c'est à dire moins expérimental. L'envie de faire de la scène, de développer le projet etc ont fait que j'ai eu envie de monter un groupe. J'avais joué dans différentes formations avec Claire qui a plus ou moins le même âge que moi, et Laurence commençait à chanter en faisant les choeurs sur le premiers album d'Hyperclean. Au début c'était pas très facile dans la mesure où je ne laissais aucune latitude, j'étais très directif. Je commence à lâcher du lest, et le projet commence à devenir plus collectif.

Tu penses que votre prochain album aura une teinte différente ?

sans doute, ne serait-ce que parce que nous aurons d'autres moyens, plus d'expériences etc. Nous avons beaucoup de nouveaux morceaux tous très différents, il faudra choisir, mais on en n'est pas encore là.

On peut entendre dans certains des morceaux de Uncity nation" des phrases musicales qui viennent d'autres projets antérieurs, comme cette ritournelle dans Six AM''. Est-ce quelque chose que tu affectionnes, de piocher dans les matériaux antérieurs ?

C'est l'avantage de pouvoir diriger son projet, de pouvoir travailler seul en amont. Oon peut être obsessionnel et je le suis. Je recycle, je reprends, je répète, puis on transforme. Chacune amène son truc.

A quoi ressemble l'endroit où tu travailles ta musique ?

Une petite pièce, avec pleins de guitares et des claviers et beaucoup de livres et de pagailles. Pas mal de mégots aussi.

Attention, exercice difficile : comment définirais-tu votre musique ?

Oui c'est difficile. On a fait un concert récemment, l'organisateur avait marqué pop atmosphérique. Je trouve ça assez juste. On essaie de faire de la musique épidermique. La musique c'est des histoires d'amour à tous les niveaux.

Quelle est l'influence qui te vient à l'esprit, influence qui a pu à un moment donné te faire changer de direction sonore ?

C'est encore plus difficile. Comme je la fait je l'écoute : avec obsession.J'écoute ce que j'ai toujours aimé. Les influences que je pense avoir, je ne crois pas qu'on puisse les entendre dans notre musique. Quand les gens me disent à quoi leur fait penser notre musique, ils me citent des groupes que je ne connais pas la plupart du temps. Mais on pourrait dire Arab Strap, Interpol, the XX, Badalamenti, Eno, Vincent Gallo, Cat Power, Chevreuil. je voudrais dire Fugazi, mais je crois pas qu'on y soit.

On termine avec la question tarabiscotée : quelle est la question que tu aimerais voir ici posée, et qu'y répondrais-tu ?

Impossible de répondre à ça.


International Hyper rythmique - les yeux de juin