Le sang circule. Qui suis-je ? Ai-je besoin de le savoir ? Je rampe jusqu'au pied de l'arbre et je regarde le fil de la mer. Etes-vous encore là ? Mes yeux se ferment, ce sont les vagues qui déroulent mes paupières, lentement, sèches comme du parchemin, ça n'est pas le moment de se laisser aller. Je me laisse aller, avalé par l'obscurité théâtrale, tous les éléments qui cognent dans mon crane bifurquent vers le même point mort. Ce qui m'attend est un cul-de-sac, bel et bien fermé sur lui-même, une île, un point isolé sur la carte. Dans ces moments, il paraît que les souvenirs affluent, mais je suis vide de souvenirs. Alors je glisse, et tout s'éteint.



Un fourmillement se développe sous ma narine gauche. Un muscle y répond. J'ouvre les yeux :