On dit que ça y est, que le processus a commencé, qu'il ne nous reste plus longtemps, que tout va s'accélérer, que le bourgeon de nos noirceurs va s'ouvrir, que vont se répandre les miasmes de nos cervelets malades, que le ciel va nous tomber sur la tête, que l'infection rhyzomique a tout recouvert, que ça n'est plus qu'une affaire de temps, que l'espace est figé, que nous ne rêverons plus qu'à nos visages lacérés aux chairs tombantes, que nos dents seront ouvertes aux rasoirs du froid, que ce sera notre dernier sourire.