sombre blanc et sable tendon (3)
Par Cyrille le mardi 3 juillet 2007, 00:34 - Photos et usage de photos - Lien permanent

Collaboration symptomatique des CyrP et SamZ, basée sur l'entente aveugle du conciliabule.
Troisième partie, les éléments conducteurs financé par les troglomassifs du funicule spatial.
Nous avons pris la tige comme matériau brut, nous y avons glissé l’auriculaire, nous avons testé le vide dans l’enveloppe, et nous nous sommes regardés d’un oeil complice. Ce que nous cherchions allait se révéler à nous, car nous étions prêt à aller au bout du tuyau électrique, cet appendice gainé, cet intestin malin. Quitte à y laisser un morceau de nous-même. C’est souvent le prix à payer, n’est-ce pas ? J’ai donc commencé à escalader l’armature moderne, prenant appui sur les mensonges publicitaires, les inepties communicatrices, tandis qu’il tenait la façade d’une force à la négligence toute singulière. J’arrivais non sans peine au niveau des lianes motrices, et j’épongeai mon front d’un geste nerveux. Le vertige me rendait nerveux. Ainsi que les grésillements des tentacules qui m’encerclaient. Il me fallait ne pas prendre part aux conversations électrostatiques, et mon ami sentit que j’avais quelques difficultés à résister car il se mit à me raconter l’histoire du somnambule. Bercé par son flot de parole, j’entamai la dernière partie de mon ascension, et finis par me trouver au niveau des toits, à quelques mètres au-dessus de la toile conductrice. Là, je me mis à genoux, et je lui fis signe : il commença à monter. J’eu de la même façon à attirer son attention lorsqu’il se trouva au niveau des câbles. C’est ainsi que nous trouvâmes tous deux, en position minimale, au-dessus des arborescences, à saisir le sens de tout ce fatras organisé. En effet, cousins de la canopée, nous avions subi la métamorphose de qui se pose au-delà des autres (non pas au-dessus, car la géométrie a son axe au centre d'où fusent les axes en infinités de points, sans idée de verticalité et autres maladresses théoriques), et nous commencions à saisir les divers éléments de ce qui fonde l'entité humaine. Ces divers éléments, au prime abord vulgaires, semblaient exister pour définir l'évènement à venir, aussi infime soit-il. Celui-là allait tête baissée là où on ne l'attendait pas, mais lorsqu'il arrivait à destination, les énergies s'organisaient pour le recevoir, comme s'il n'avait existé que dans le but de créer cet évènement succinct, mais véritable. Celle-ci pensait seule dans un coin, et celui qui passait à côté lisait dans ses pensées mais n'osait aller lui parler. Car cette vision articulée qui avait éclairé son esprit, poliment piochée dans le cerveau lunaire de cette jeune femme, allait l'accompagner tout le long de la journée, comme le sommaire d'un livre ou le générique d'un film, où tout est déjà présent en filigrane. Nous autres, au milieu des éléments conducteurs, observions les courbes du temps. Combien de fois sommes-nous morts alors, pour sans cesse renaître.
Commentaires
Burroughs exulte !!!
Belle machine molle je confirme