Des intervalles, nous garderons en mémoire la parenthèse qui se glisse entre les articulations.

Des intervalles, nous fossiliserons la pochette hermétique contenant sa propre enveloppe.

Des intervalles, nous retiendrons la faculté à nous rendre ce qui était tombé en désuétude.

En chute de nombril, en progression de groseilles, en roulement de chants, en calcul de carcasse, en nourriture de coloriage. Avez-vous vu le pion bouger, traverser la limite, passer de l'ici à là, tracer fendre grapiller, avez-vous bien saisi combien le mouvement est votre horloge ? La seule et véritable, l'unique logarithme, béquille et cloche-pied !

On a vu des miroirs apparaître dans la dernière gorgée d'air, on a vu se dessiner des échelles faites de côtes humaines le long d'une caresse infinie, on a perçu le lien fouettant la langue au moment où la bascule s'est réveillée. Grand étirement, un bras puis l'autre, toucher du bout les extrémités impossibles, parvenir à détendre la viande, lui donner le ton de ce qui va suivre.
En chute du nombril, les zones à remplir vont flotter dans l'ozone. Patience et délectation.