"The Bourne Ultimatum" de Paul Greengrass (2007) : Matière action
Par Shystrak(1/2) le vendredi 14 septembre 2007, 13:48 - Cinéma et pacotilles - Lien permanent
Comme dirait l'autre, un bon script c'est "Action ! Action ! Action !", s'il y a un film qui prend ce dogme au pied de la lettre c'est bien "La vengeance dans la peau" aka "the Bourne Ultimatum". Etrangement à contre emploi, l'homme aux manettes est Paul Greengrass, l'auteur des magnifiques "Vol 93" et "Bloody Sunday", créateur d'un style unique qui fait maintenant référence à Hollywood, le film d'action minéral et viscéral en mode ligne de fuite.
Pas évident de sortir une critique de ce film lorsque nos yeux sont encore chauds de tant de rapidité. Comme Jason Bourne le film coure, file, s'échappe encore et encore, c'est bien du cinéma de fuite auquel on assiste, où le chasseur devient proie puis inversement, bousculant les directions, les issues et les vies des personnages en contact avec Jason Bourne.
Première surprise, le film débute avant la fin du deuxième volet (à Moscou), il reprend Jason Bourne juste après la poursuite en voiture dantesque fatale à son adversaire, Karl Urban, l'homme qui à tué Marie, la compagne (de fuite) de Bourne. Blessé, il doit échapper à la police moscovite, il fuit vers la rédemption, essayant de comprendre par où tout à commencer, où a été crée Jason Bourne, où il est devenu ce qu'il est...on apprend donc que Treadstone, l'agence de supers tueurs n'est que l'arbre qui cache la forêt et que Bourne fut le premier d'une expérience plus vaste et secrète.

Toujours en danger, toujours traqué, passant de ville en ville en suivant le fil du complot, Bourne se retrouve à courir après (comme le spectateur) l'épilogue du deuxième épisode (Washington), ce moment où il converse avec Pamela Landy au téléphone, tout en l'observant à longue distance d'un immeuble (le coup classique de Bourne). Pamela Landy remercie Bourne pour les preuves qu'il lui a fourni, il demande pourquoi on le traque encore, Pamela s'en excuse (son pardon ne pourra qu'être officieux) mais lui donne son vrai nom : David Webb. Moment de calme à la fin de "The Bourne Supremacy", dans "The Bourne Ultimatum" le hors champ (ou hors action) se découvre et le calme est remplacé par une tension énorme, créee par tout ce qui c'est passé avant et ce qui tend à se passer après.
Ce procédé révèle toute l'intelligence de la série des Bourne et surtout des deux volets dus à Paul Greengrass. En filmant au cœur de l'action pur, les silences, les regards, les gestes, en limitant les explications au stricte minimum, Greengrass crée des séquences kaléidoscopique où on aurait accès à une face à la fois, créant par défaut des hors-champs multiples, en découle un nouveau cinéma d'action, plus proche de la sécheresse narrative d'un "French Connection" que des artifices d'un "James Bond". William Friedkin n'est donc pas loin, et son "Traqué" (2003) est un autre thriller minéral (de poursuite) construit comme une ligne de fuite.

Revenons à "The Bourne Ultimatum" et plaçons quelques superlatifs pour terminer en beauté, Matt Damon est toujours impeccable et impressionnant de présence physique, Julia Stiles manie avec bonheur les silences, on accueille avec plaisir le génial Albert Finney dans le bestiaire des hommes de l'ombre, la musique de John Powell atteint enfin sa maturité ici et évitent les fautes de gout qui pouvaient perturber les deux premiers volets, la mise en scène de Paul Greengrass, étonnante de lucidité, m'a encore secoué pour quelques mois…
Exemples : la scène de la gare de Waterloo est splendide, les scènes d'intimités sont magnifiques de concision, la poursuite en caisse courte mais apocalyptique....la poursuite en moto en plein Tanger...pfffiooooouuuuu.....les poursuites à pied, les sauts de fenêtres en fenêtres... cette caméra qui suit Bourne partout, lui collant à la peau....d'ailleurs ce "Bourne Ultimatum" c'est un peu "La caméra dans la peau".

On pourrait aussi parler de l'utilisation du téléphone mobile dans le film, renvoyant "24h" à ses jouets, des enjeux politiques critiqués dans le film ciblant directement l'administration Bush....mais ce serait abuser du temps des lecteurs qui doivent avoir qu'une envie, courir dans la salle la plus proche et attendre que les lumières s'éteignent pour laisser la place à Jason Bourne !

Commentaires
Et moi qui suis coincé à Charenton, GOD DAMN IT ! Je veux voir cette toile tout de suite !
C'est sur que dit comme ça ... Par contre, il faut avoir vu les deux premiers, n'est-ce pas ?
Je sais déjà ce que je vais faire en cette fin de semaine.
Ha bon, quoi ?
découvrir ma vraie identité !
Tu consultes ? Putain, les bournes !
C'est important de connaitre sa Burne identity !!
Bon, moi je ne sais pas quand je vais pouvoir y aller, peut être la semaine prochaine. Compte tenu que je ne vais jamais au ciné le WE, trop de monde ! Et puis ce WE, je vais manger des merguez avec Iggy pop a la fête de l'huma, faudra bien que je prenne le temps de me remettre de tous ça !
Merguez avec Iggy Bourne ? Cool, man.
renvoyant 24h à ses jouets, vraiment n'importe quoi!
Si si je te promets
Je l'ai vu, et ça commence à me fatiguer sévère ces remakes de remakes...
Quelqu'un arrive-t-il à suivre cette conversation ? Si oui, je veux qu'on m'explique ...
T'as pas aimé Wade ? Pourtant c'est le suite logique des deux premiers.
Je trouve que la structure dramatique n'est qu'un copié-collé du 2, qui était déjà un copié-collé du 1. Il y a la scène obligatoire de la poursuite en bagnole (ou en moto), la scène du RDV qui foire, toujours les mêmes questionnements, le style poupée russe puisque Treadstone n'est en fait qu'une partie de quelque chose de bien plus grand, le côté très Wolverine des scènes concernant la "formation" de Jason Bourne... Je trouve que ce film ne fait que développer le schéma qui était déjà en place dans le premier, et que l'évolution est quasi-nulle. Tu prends l'excellent moment du 2 où Bourne rencontre la jeune fille à la fin, puissant et émotif, et tu te rends compte que c'est quasimment la seule scène qui te fait réagir. Et cette réalisation documentaire tombe dans les mêmes excès que celle de Mann pour son ahurissant Miami Vice. Une gesticulation qui sape tout le potentiel des scènes par une lisibilité amoindrie. Ca fait plus thriller high-tech désincarné, et je préfère cent fois plus le style vif et l'émotion contenue de 24h.Ouf, ça y est je me sens libéré!
Bien gars, il faut laisser couler la plaie parfois. Mais une fois que le pus est sorti, recouds vite la plaie. Conseil de privé.
T'inquiète, je me suis tout de suite fait un nanar bondissant intitulé Clash of the Ninjas avec Bruce Stallion, croisement improbable entre Bruce Lee et Sylvester Stallone. Depuis ça va beaucoup mieux.
Assez fatigué de défendre MIAMI VICE à corps et à cris, la dernière fois une charmante cliente me disait que c'était une longue pub pour shampoing dénué de la moindre émotion, cela reste à mes yeux l'une des meilleures galettes vus sur un écran depuis 5 ans, au moins, et j'ai la gorge noué et le coeur qui fait boum rien qu'en y repensant. Concernant le deuxième BOURNE (je l'ai revu avant hier), j'adore l'ambiance, le scénar efficace et la mise en scène de Popaul à l'exception des scènes de combat où, quoi qu'en passe le Shy, c'est parfaitement incompréhensible. ça bouge dans tous les sens, ça fait CHIX TCHAC BOUM mais l'approche des affrontements par Doug Liman m'avait autrement plus impressionné par leur clarté et leur efficacité (et rien que sur ce point, hein !).
Mais le scénario, c'est Ludlum quelque part, non ? Ah non, c'est l'auteur ... Pardon.
A priori les livres de Ludlum sont bien loin des histoires de Bourne au cinéma.
Qui le dit ? Les sources, les sources !! Ce "A priori", j'en ai pas mal entendu parler, et il ne me dit rien qui vaille ...
La claque.
Cela veut-il dire j'en ai ma claque, ou bien j'ai pris une claque comme lorsque j'ai vue Dossier Secret D'Orson Welles ?
Il y a les films d'action fun, les films d'action concept, les films d'action interfilmique, les films d'action con-con, les films d'action lyrique, les films d'action cosmique, les grands films d'action ratée, les films d'action pour homo post-sapiens, les films d'action passive, les films d'action autre que tout ça, les films d'action où tout ça se mélange et il y a que j'ai vu de tous ces films d'action là et que j'ai pris ma claque avec cet ULTIMATUM. J'attends que l'empreinte de la gifle s'estompe pour reprendre mes esprits, mais le fait est que j'ai pris une belle et profonde claque.
Je veux dire : depuis quand un film d'action effrénée prend-il le temps d'une pause dès qu'il s'agit de mettre à mort ? de tuer ? d'une pause sans affectation, sans je-vous-invite-à-réfléchir, puisque le fait même de tuer est le problème identitaire de Jason ? Je trouve ça beau, moi.
je ne sais pas trop ce qu'il se passe, mais depuis quelques jours, le blog me sucre des commentaires. Pfff. Ils sont même pas dans les spams. Je disais donc, les silences, bordel !! Mais oui tu as as raison, dit comme ça on y croit, tiens laissons passer celui-là, et arghh, argh, arg, hé hé hé. Si tu trouves ça beau, c'est beau. C'est tout. Gombrich l'a presque dit, et je le crois !!
JB on est en accord total ! Vivement qu'il me passe entre les pattes sous forme de fichier cet Ultimatum !
Le prochain Bourne ? : Quelques années après les événements de 'La Mort dans la peau', David Webb, désormais professeur d'études asiatiques, coule des jours paisibles à l'université de Georgetown, Kentucky. Jason Bourne, le tueur à gages redouté, n'est plus qu'un lointain souvenir. Lointain ? Pas si sûr... Un beau jour, il devient la cible d'un assassin au moins aussi habile que lui. Puis la CIA lui met sur le dos le meurtre atroce et inexpliqué de deux de ses collègues et amis : Jason Bourne a resurgi, disent-ils, mais il ne se contrôle plus. Une fois de plus, on le traque. La solution s'impose : endosser à nouveau l'identité de Jason Bourne et retrouver la détermination du tueur. Il lui faudra bien ça pour sauver sa peau et échapper non seulement aux services secrets du monde entier, mais aussi à un personnage manipulateur aux commandes d'un jeu qui pourrait bien être plus fatal qu'il ne s'imagine...
cette recette de sauce pour les pâtes me dit quelque chose ...
sous forme de Bourne ? je ne sais pas trop ce qu'il se passe. Il y a les films d'action fun, les films d'action concept, les films d'action interfilmique, les films d'action con-con... Cela veut-il dire j'en ai ma claque, ou bien j'ai pris une claque... des histoires de Bourne au cinéma... Genre...
L'été dernier, alors que j'étais avec deux de mes potes de vacances sur la plage du camping, aux alentours d'une heure du matin, nous sommes tombés sur trois petites bombes, un peu éméchées, tout comme nous. Je fis un petit clin d'œil à mes amis qui comprirent tout de suite ce que j'avais en tête. Nous sommes allés discuter un peu avec les filles, après les présentations d'usage. Voilà alors que l'une d'elles s'approche sans prévenir d'un de mes potes, qui s'appelle Mike et commence à lui ouvrir la braguette de son short. Moi, je bandais déjà sec. Ma bite commençait à se sentir un peu à l'étroit dans mon jeans. Les deux autres meufs s'occupèrent de moi et de mon second pote, Stéphane. Celui-ci a les yeux bleus, les cheveux bruns et courts, mesure environ 1 mètre 80. Moi, je m'appelle Michel, j'ai les yeux marron, les cheveux bruns mi-longs, 1 mètre 84 et 70Kg. Mike, lui, est blond, il a les cheveux longs d'environ 40 centimètres, les yeux bleus et environ 1 mètre 70...
... Reprenons où nous en étions ! La fille qui s'occupait de moi commença d'abord par me tailler une pipe magistrale. Non, pas magistrale, extraordinaire ! Jamais je n'avais été pipé comme cela. Pourtant, je peux vous dire que je l'ai été pas mal de fois, par des dizaines de meufs différentes. Celle qui s'occupait de Stéphane se plaça à quatre pattes et se laissa prendre la vulve en levrette pendant bien dix bonnes minutes. Puis, elle lui tailla une pipe elle aussi fantastique (mon pote me le dit le lendemain, mais, à entendre ses gémissements, je n'avais pas vraiment besoin de cette confirmation.) La fille qui était à la disposition de Mike était en train de se faire sodomiser comme une chienne par mon camarade. Elle bougeait son cul de salope dans tous les sens, cherchant à recevoir tout au fond de ses fesses la grosse queue bandée de mon ami. Soudain, je dis à celle qui me suçait d'arrêter un moment et de venir avec moi pour rejoindre Mike et sa copine délurée. Je m'installai en dessous de l'enculée et entamai un délicieux cunnilingus. Elle était en train de gémir de plaisir, j'avais de le cyprine qui me coulait abondamment sur le menton. Hum, un vrai régal ! La meuf qui m'avait accompagné recommença gentiment à me tailler une super pipe. Entre deux sucées, elle me disait : - Tu aimes ça, petit salaud, hein ? - Oh ouais... Vas-y continu, ne t'arrête pas !...
BREF UNE GROSSE BOURNE QUOI !!
Ho ho, c'est coquin ça ! Je ne connaissais pas cette recette de sauce pour les pâtes ... Un peu hors-sujet néanmoins, malgré la pirouette finale.
M(ouarf ). Commentaire 28 et 29 écris à une seule main, bravo ! Je crois qu'ils cherchent des auteurs pour le courrier des lecteurs d'"UNION" et "Chasse et pêcho". Y'avais plus de place ?
A la fois, c'est si beau les histoires de chaudasses au camping...
Y'en a pas assez sur Airmole...
L'aquagym c'est sympa aussi
dès que ya de la fesse, les gars débarquent en masse ! Sympa de vous revoir les types !